c'est pas moi je l'jure!

how I love les poissons

Depuis que j’ai ouvert ce blog, je trifouille sur les blogs de cuisine à la recherche de blogs culinaires différents. C’est comme ça que j’ai trouvé le blog de Patrick, qui parle de la mer, un sujet qui me tient à coeur non seulement parce que j’adore le poisson mais aussi parce que j’adore le poisson! Haha! Et la mer, bon, d’accord! Je me souviens avec émotion des délicieuses perches du Léman de mon enfance, et après dix ans dans des régions barbares du monde où le poisson n’était qu’une chanson débile, j’ai enfin la joie de pouvoir en manger à satiété! Mais…

Mais… on ne parle pas autant des problèmes liés à la consommation de poisson que de ceux liés à la consommation de viande, et je pensais bien qu’il y avait anguille sous roche (ou merlan sous galet, si on préfère). Alors quand l’autre jour Patrick a parlé du poisson d’élevage, j’en ai profité pour lui poser la question: quelle est la différence (au niveau écologique et gastronomique) entre le poisson d’élevage et le poisson sauvage. Voilà sa réponse:

    D’un point de vue de la qualité, le poisson d’élevage qui est
    nourri à ne rien faire, est nettement plus gras que les sauvages,
    et a une chair moins faite. Un peu comme un cerf d’élevage
    et un cerf gibier.

    L’élevage semble être un bon palliatif à la baisse du stock des
    espèces sauvages et il peut ête aussi jugé nécessaire pour créer
    une activité économique en bord de mer, ou plus prosaïquement,
    pour fabriquer des protéines pour les habitants toujours plus nombreux
    de régions qui n’ont pas la possiblité de developper des élevages terrestre,
    faute de surface ou de climat s’y prêtant (archipels asiatiques, côtes
    d’Afrique, etc.)

    En contrepartie, les poissons d’élevage sont nourris à partir de farines
    en granulés, prélevés sur les espèces sauvages dites “poissons fourrage”,
    sachant par exemple qu’il faut plusieurs kilos de poisson sauvage pour
    faire un kilo de saumon d’élevage. L’élevage est donc destructeur de
    ressources naturelles à grande échelle, contribuant à l’appauvrissement
    de la mer.

    La concentration de poissons dans un même lieu produit des dégats
    écologiques, prolifération de maladies et de pararasites dans un premier
    temps, puis diffusion d’antibiotiques et autres produits toxiques, comme par
    exemple ceux visant à les débarraser des poux de mer qui prolifèrent dans
    les élevages, et se propagent à toute la zone.

    Comme pour l’élevage terrestre, il faut en arriver à des solutions de
    développement durable, limiter les pratiques intensives, donner des
    protéines végétales au lieu de poissons sauvages en nourriture,
    contrôler les pratiques vétérinaires. Tout çà évidemment, génèrerait
    des prix de revient nettement plus importants.

    Des efforts sont faits sur certaines espèces comme le bar qui en
    France a un cahier des charges précis pour ceux qui veulent un label
    de qualité, c’est vrai aussi pour les saumons écossais, mais cette démarche
    de qualité n’a rien d’obligatoire.

Intéressant n’est-ce pas? J’ai donc décidé de finir mes stocks de poisson surgelé achetés au hasard de ce que je trouvais de moins cher sur le petit étalage de poissons de Loblaws et de commencer une nouvelle vie: je vais demander au poissonnier d’où vient son poisson avant de l’acheter! Hah! Il ne le saura probablement pas! Alors comme il me reste encore une once de moralité, j’irai acheter mon poisson au St Lawrence Market, là où il me coûtera les yeux de la tête, mais au moins je saurai ce que je mangerai!

Pour écouler mes stocks, je me suis donc fait du poisson au four en… papillote de silicone. Non, je n’ai pas utilisé le silicone de mes implants, mais un petit moule en silicone offert par ma soeur et fait pour ce genre de recettes. Pratique et rapide!

16.jpg

J’ai tout simplement mis un filet de sole surgelé dans le moule avec un peu de lait de coco, un petit piment, une tomate, un oignon, une petite courgette, tout ça en rondelles, ainsi que du persil, du sel, et du poivre, et j’ai mis le tout au four à 400 degrés Fahrenheit (200 celcius) pendant 40 minutes.

Pas mauvais du tout, juste un peu fade, j’aurais dû mettre plus d’épices! Il faut juste faire attention de ne pas trop remplir le moule sinon ça va déborder quand le liquide va bouillir, et puis ce moule ne se lave pas très facilement, mais bon, c’est quand’même vachement pratique comme engin!

Réussite: 7/10.

PS. En parlant de poisson, allez donc voir ça et regardez jusqu’au bout, on leur doit bien ça à ces pauvres bêtes. Et signez cette pétition, je ne sais pas si ça sert à quelque chose mais au cas où…

9 comments

  1. Merci d’avoir copie la reponse de Patrick ici ! Au final, il faudrait (dans une certaine mesure) revenir a ce que faisaient nos ancetres et reserver la viande (et a fortiori, le poisson ?) pour les jours fastes.

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  2. TSC, oui mais alors boooooocoup de gravier 😉

    C’est sur Estelle, et ca serait le meilleur pour la sante et pour la planete. Mais va faire abandonner le boeuf bourguignon aux francais ou leur steak aux americain…

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  3. Bienvenue à toi, nuage de lait (quel joli pseudo!). Oui ces papillottes sont super pratique et il y a moins de gaspillage de papier d’alu, par exemple, et c’est pas très cher (surtout quand c’est la frangine qui l’offre ;)).

    TSC, il faut t’inscrire sur wordpress.com pour avoir un compte (pas besoin d’avoir un blog) et ensuite tu peux choisir une photo pour ton profile 🙂 (Tu peux aussi créer un blog sur wordpress mais je te le conseille pas, tu peux rien changer du template, c’est frustrant).

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  4. Oui les élevages font souvent des dégâts, les poissons sauvages sont souvent meilleurs( quand ils sont bien pêchés ce qui est assez rare) mais il n’y a rien de plus terrible que les chaluts qui détruisent les fonds marins. Un poisson d’élevage avec un cahier de charge sérieux, c’est la solution ( mais ça coute cher c’est vrai). On encore une Iqaluit (omble de l’Arctique) pêchée à la ligne dans le Nord et mangée sur place (avant qu’on se fasse manger par les moustiques) il n’y a rien de meilleur au Monde (planêtes extra-solaires comprises)

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  5. Moukmouk tu m’as convaincue, je vais de ce pas aller m’acheter une canne à pêche et m’attraper moi-même mon poisson dans le lac 😉 En fait on en revient toujours à la même question de base: comment arrêter de détruire notre planète sans devoir vivre dans une hutte au milieu du Nunavut sans électricité et sans voiture?

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