c'est pas moi je l'jure!

hail to the thief

Je bous. Je vois rouge. Je tremble de rage. Je suis tellement furieuse que j’ai envie de prendre une batte de baseball et d’aller lui refaire le portrait. Comment est-ce possible qu’on me vole ainsi mon travail? Comment ai-je pu faire encore une fois confiance à ce salaud qui m’a déjà poignardé trois fois dans le dos par le passé?

La première fois, il m’a volé mon idée de projet de recherche. La deuxième fois, il m’a fait des promesses qu’il n’a pas tenues, et la troisième fois, il me vole non seulement mes idées mais en plus mon travail. Un bouquin entier. Des chapitres que j’ai édités, écrits par des auteurs que j’ai recrutés. Un “proposal” écrit au milieu de cartons pas défaits et des meubles Ikéa à moitié montés lors d’un été frénétique et caniculaire. L’une des rares idées de ma vie dont j’étais fière.

Je pensais qu’une fois installé à l’autre bout de la terre il me ficherait la paix. Je pensais que c’était un mec intègre. Je pensais qu’on était amis. Et je ne pensais pas que je me ferais voler ainsi ma première idée originale, le premier projet sérieux que j’entreprends, la première grosse publication de ma carrière de publieuse en série. Je suis tellement dégoûtée par cette histoire que j’en ai la nausée!

Et quand je suis dans cet état-là, faudrait vraiment mieux pas faire des recettes dangereuses comme celle-ci: je me suis coupé deux fois le pouce et ébouillanté les mains et le visage. En fait, c’est bien, la douleur physique ça fait oublier la haine…

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Pour ces beignets aux pommes, inspirés par une recette trouvée ici, j’ai tout simplement pris une bouteille de bière que j’ai mélangée (la bière, pas la bouteille) avec de la farine jusqu’à avoir une pâte assez épaisse (au début ma pâte était trop liquide et ça marchait pas bien, il faut qu’elle colle bien aux pommes) puis laissée reposer une heure. J’ai coupé cinq pommes en rondelles (mission impossible sans enleveur de trognon, d’où les coupures au pouce), puis je les ai soupoudrées de sucre et de cannelle avant de les tremper dans la pâte puis de les jeter dans l’huile bouillante (d’où les brûlures et les tâches d’huile un peu partout dans la cuisine et sur mes fringues). J’ai laissé les beignets gonfler et dorer 8-10 minutes de chaque côté puis les ai égoutés sur du sopalin, soupoudrés de sucre glace, et dévorés avant qu’ils n’aient le temps de refroidir!

C’était absolument exquis et j’ai eu mal au bide toute la nuit tellement je m’étais goinfrée! C’est bien, la douleur physique ça fait oublier la déception…

Réussite: 8/10

11 comments

  1. Valérie de Haute Savoie

    Je ne sais pas quoi te dire, je suis infiniment désolée pour toi. Je ne connais pas le fond de l’histoire, mais ce que je peux en déduire, me désole.

    Tes beignets sont un péché pour moi qui ai du mal à rentrer dans mes pantalons en ce moment. Je me contente de regarder la photo, en buvant mon café. Heureusement que la friture n’est pas un truc facile à mettre en place, cela me garde de tenter cette recette.

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  2. Candles la parigotte

    ch’uis super énervée pour toi, là! Méchante envie de faire des crêpes flambées du coup!

    Tu n’as aucun moyen de récupérer ton projet? C’est pas possible que ce mec te fasse ça!

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  3. Candles la parigotte

    (ça doit venir de chez moi, je sais pas, mais une fois sur 2 quand je clique sur publier, pouf, mon commentaire s’envole 😦 … pas grave, je suis tenace :P)

    Pour en revenir à au dessus, je suis super énervée pour toi! Méchante envie de cuisiner des crêpes flambées!!!

    Mais pourquoi ce mec s’acherne à te pourrir la vie?!! Pas moyen de récupérer ton projet?

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  4. Bien d’accord avec toi Valérie, c’est casse-pieds la friture 😆 Mais de temps en temps ça en vaut la peine, même si moi aussi faudrait que je fasse un peu plus attention à ce que je mange…

    Non, non, heureusement pas celui que je vais voir bientôt, Bluelulie! Bisous à toi aussi 🙂

    Candles, Excellente idée les crêpes flambées, faudra que j’essaye, tiens 🙂 C’est parce que mes commentaires sont modérés qu’ils n’apparaissent pas tout de suite, pas de soucis. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, en fait, pour essayer de récupérer mon projet. Pour le moment je fais l’autruche jusqu’à ce que je sois moins énervée et puisse penser rationellement. Quant à ce type, ce n’est pas que mon projet qu’il vient de piquer, mais celui de plusieurs autres personnes en même temps, donc on en discute pour voir ce qu’on peut faire…

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  5. J’ai toujours du mal à comprendre comment on peut voler le travail de quelqu’un de cette facon et se regarder dans la glace le matin. Et y voir un bon chercheur.
    J’espère que tu réussiras a sortir la tête du sable pour récupérer ce qui t’appartient, parce que c’est trop injuste d’être déplumée de son travail par un abuseur. 😦

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  6. Aux armes, citoyens! Formez vos bataillons!

    D’apres tes commentaires, vous etes plusieurs a pouvoir témoigner que vous travaillez sur le projet avant lui. Votre éditeur peut sûrement se rallier a votre cote, nan?

    En tout cas, je suis de votre cote. Je déteste les plagiats. On devrait guillotiner les coupables, comme au bon vieux temps!

    (Je suis un peu excessive la, nan? Tiens je vais m’enfiler une crepe, ca va me detendre! :))

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  7. ouaip, kiara, je suis d’accord, c’est pas juste. c’est le problème avec les articles et la recherche…

    salut swedish shef, les droits d’auteur j’y crois plus, vive le plagiarisme! Voyons, à qui je pourrais piquer des idées? 😉

    Clio, j’ai écrit ce matin à l’éditeur mais je n’ai pas eu de réponse, encore. A vrai dire, ça fait deux mois que cette histoire traine et à chaque échange d’emails, on copie l’éditeur qui n’a toujours pas pipé mot donc ce matin j’ai gueulé un bon coup… On verra… Ouais, vive la guillotine!

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