c'est pas moi je l'jure!

un train bleu dans la nuit

Quand j’avais 15 ou 16 ans, je suis allée passer quelques mois en Allemagne (à Siegen) dans une famille allemande, pour apprendre l’allemand. J’allais à l’école avec le fils aîné, Mark, qui ensuite a habité quelques temps en Suisse, chez nous, pour apprendre le français.

(Pendant que j’attendais ma correspondance de retour de ce séjour, à Frankfurt, un monsieur (dont je ne me souviens plus du tout) avait commencé à me parler et je lui avais donné mon numéro de téléphone (j’habitais encore chez mes parents). Ensuite, j’ai eu la trouille à mort qu’il téléphone, pendant plusieurs jours! J’ai finalement avoué l’histoire à mes parents. Quand il a effectivement téléphoné, mes parents lui ont dit de ne plus m’appeler. Je n’ai d’ailleurs jamais compris ce qu’il pouvait bien vouloir, mais je viens de me souvenir de cette histoire, et ça prouve que les rencontres étranges d’inconnus pendant mes voyages ne sont rien de nouveau!)

Quelques années plus tard, en 1990 ou 1991, je suis allée rendre visite à Mark qui vivait à Berlin avec sa copine. Juste avant ce voyage, j’avais eu une opération du pied, je ne sais plus pourquoi. J’avais pris le train depuis Lausanne jusqu’à Berlin, ce qui était un voyage de 10-12 heures! Et bien sûr, mon pied avait commencé à enfler…

Mark habitait un tout petit appartement avec sa copine et je dormais dans le lit avec la copine pendant que Mark dormait sur le canapé. Je n’aimais pas beaucoup la copine je crois, probablement parce que j’avais un petit faible pour Mark. Pendant quelques jours, ils m’ont fait visiter Berlin, la Porte de Brandenburg, l’église du souvenir, des musées, etc. On a marché, marché, marché… et mon pied enflait, enflait, enflait!

Au bout de deux jours, mon pied était tellement enflé et douloureux que j’ai complètement paniqué et j’ai pris un train pour rentrer en Suisse.

Je suis arrivée à Neuchâtel vers 23 heures… et il n’y avait plus de train pour Yverdon, là où j’habitais à l’époque. Au bord du désespoir, j’ai pris un taxi (pour 40-50 kilomètres, mais j’ai eu l’impression que c’était au bout du monde). Arrivée à Yverdon, je n’avais pas assez de francs suisses pour payer le taxi (ça devait être assez cher) et j’ai payé le pauvre homme avec des deutschmarks!

Comme je ne voulais pas que mes parents sachent que j’étais rentrée en Suisse et retournée à l’hôpital (je ne voulais pas que ma mère puisse dire “je te l’avais bien dit, que c’était une connerie d’aller à Berlin!”), j’ai appelé mes sœurs en cachette… Mais au bout de quelques jours, mes parents ont commencé à se demander où passaient mes frangines et elles ont lâché le morceau (they spilled the beans comme on dit en anglais, j’adore cette expression). Ma mère a donc pû me dire qu’elle le savait depuis le début que c’était une connerie d’aller à Berlin🙂

C’était mes derniers souvenirs de Berlin. Heureusement, grâce à ma frangine et à sa famille, j’aurai maintenant de bien meilleurs souvenirs de cette ville!

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14 comments

  1. Ah ces séjours linguistiques…
    Profite à fond de ce séjour avec ta frangine et tes neveux! C’est chouette que tu puisses visiter la ville maintenant, sans pied qui enfle!

    Cool la petite boîte à bijoux ;)!

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  2. Mel

    Oui, contente pour toi que tout cela soit du passé. En tout cas, tu n’as pas froid aux yeux (ni au reste d’ailleurs, si on considère ton actuel lieu de résidence :-)). J’ai l’impression que tu ne t’es jamais laissé arrêter par des choses qui en auraient poussé pas mal à renoncer (pas sûre que cette phrase soit très claire). Ce que je veux dire, c’est que tu as une sacrée combativité, et que ça me rend très admirative.

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Merci pour vos commentaires que j'adore :)

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