c'est pas moi je l'jure!

souvenirs… attention… danger!

Je sais que ça n’intéressera (aaahhh, que c’est bon de retrouver mes chers accents) pas grand monde, mais moi je ne veux pas oublier cette semaine extraordinaire que je viens de passer à Madison.

Avant de tout écrire, il faut que vous sachiez, chers lecteurs et lecteuses, que je me rends bien compte de ma “geekitude” quand je parle comme ça. Etre tellement exitée à propos d’une semaine intensive de cours est aussi anormal que d’avoir le APA Manual comme livre de chevet, mais comme disait l’autre, il faut de tout pour faire un monde!

Ce que j’ai le plus apprécié durant cette semaine (à part ce que j’ai écrit là-dessus dans les posts précédents, of course), c’était que les organisateurs/présenteurs étaient tous des gens super célèbres (dans leur domaine, bien sûr, pas en biologie nucléaire) mais que ça ne se voyait pas. Quand ils ne présentaient pas quelque chose, ils étaient assis au milieu des “étudiants,” à papoter et rigoler comme tout le monde. En plus, ils étaient toujours prêts à donner des conseils, discuter sur des tas de choses, partager des trucs qu’ils font dans leurs universités, et même se pleindre avec tout le monde à la fin de la semaine qu’on était crevés! Au début, on avait tous envie de leur demander des autographes ou des dédicaces dans leurs bouquins, mais ils étaient tellement “normaux” que finalement, on n’y pensait même plus.

Quand je regarde ces photos [lien retiré], beaucoup de souvenirs me reviennent. Par exemple la première réunion du premier jour, où j’étais assise entre une femme qui venait d’Utah et une autre qui venait d’Indiana, les deux états où se trouvent mes “alma maters.” Et le petit tour en petit bateau de jeudi soir. On était seulement cinq personnes (avec notre “capitaine”) et on s’est bien fait asperger mais on a bien rigolé, et le coin est superbe! Et puis il y avait aussi les discussions avec le pauvre Peter, qui venait d’Angleterre, et à qui je devais demander de répéter chaque phrase tellement son accent british était fort! Les histoires incroyables racontées par deux profs de la Nouvelle Orléans dont les campus universitaires ont été ravagés par Katrina et qui ont dû enseigner dans des hôtels et des églises, souvent plus de 12 heures par jour et même le week-end, jusqu’au 24 décembre, pour que leurs étudiants puissent finir leurs examens et graduer à temps. Les partages d’idées avec des “collègues” du monde entier (Afrique du Sud, Egypte, Malaisie, Namibie, Japon, Suède, Taiwan, etc.) qui me faisaient bien me rendre compte de la chance qu’on a ici, même si tout n’est pas toujours rose. La tristesse partagée avec ma nouvelle copine Andrea, dont la grand-mère est morte pendant qu’on était à Madison. Les petits jouets débiles placés sur chaque table et qui nous occupaient les mains quand on n’était pas en train d’écrire. Le chouette petit resto agfhan où Andrea et moi avons essayé tous les “appetizers,” le resto turc qui n’était pas si bon que ça, mais c’est peut-être parce que je n’étais pas en comagnie d’ami(e)s, et le petit café méditerrannéen où j’ai bien discuté avec Vicky pour la première fois (et ensuite, elle était dans me même avion que moi jusqu’à Détroit) (et elle vient elle aussi d’une famile de trois filles et un garçon). Et finalement la gentillesse, l’intelligence, l’humour, la générosité, et la créativité des gens que j’ai rencontrés et qui font que je me sens maintenant un peu moins isolée dans mon travail.

Pfiou, je suis épuisée rien que de repenser à tout ça! Il faut encore que je relise toutes mes notes et deux gros classeurs remplis de trucs importants et que je fasse une liste des choses les plus importantes dont il faut que je me souvienne et de ce que je dois changer en priorité, au boulot, avant de tout oublier… et que je retourne au boulot demain, et que je finisse d’écrire l’article urgent que je dois finir et que je commence celui que je dois aussi finir bientôt, et que j’écrive ce grant proposal très important, et que je commence à organiser un nouveau projet de recherche pour septembre et que je… heu… je ne veux même plus penser à tout ce que je dois faire parce que je risque de faire une tentative d’évasion au Mexique…

[photo retirée]

24 comments

  1. Valérie, merci, faut dire que c’était vraiment une experience extra et qu’encore une fois, je ne regrette pas de m’être poussée au cul pour y aller 🙂

    Fransoiz, le coup de soleil que je me suis pris sur le nez cet après-midi là m’a aussi donné un teint eclatant 😉

    Jérôme, je ne sais pas ce qu’est un doris mais je peux te dire que c’était rikiki et avec deux voiles seulement, et que c’est sûrement un de ces bâteau là: http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_boat_types 😉

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  2. Je comprends mieux pourquoi vous vous êtes fait éclabousser… “CaSo, Watch Out! Watch Out! – I can’t I’m posing and I look great!”

    Maintenant, il faut la photo 10 secondes plus tard, détrempée… 😀

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  3. Ohhhh; merci pour la magnifique photo de toi en action sur la houle! Superbe 😎

    Mais ce que c’est formidable ce plein d’énergie que tu as fait. Te connaissant: tu vas cultiver ces nouvelles amitiés 😉

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  4. Très jolie photo, matelot CaSo! 🙂
    J’aime beaucoup la manière dont tu nous parles de cet aspect de ton travail. Ton enthousiasme est communicatif!
    Je crois que le challenge intellectuel que représentent les conférences et les tables de travail est une source insatiable d’énergie (même si dans un premier temps, ça épuise). Une source d’inspiration aussi.
    Des bises!

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  5. Lullaby, merci 😆

    Jérôme, je me souviens maintenant 😉

    Lune, oui, surtout que ça n’arrive pas tous les jours 🙂

    Oui, y’a plus qu’à cultiver 😉

    catherine, merci, et bises à toi 🙂

    Llyn, c’est bien vrai, et général ça fait du bien ce genre de conférence… mais la dernière à laquelle je suis allée était tellement décevante que celle-ci n’en a été que meilleure 😀

    dieudeschats, ah, t’as trouvé la photo de moi? 😉

    Moukmouk, y’en avait plein qui n’étaient pas américain(e)s 🙂

    Madame sait tout, ben en fait, on n’aurait pas vraiment pu se voir puisque je n’allais pas repasser la sécurité… sauf au retour, où j’ai failli t’appeler (à 11 heures du soir) à cause d’ennuis d’avion et ils proposaient un bon de $300 si on passait une nuit à Détroit… mais le départ le lendemain était à 6:45 et je pensais pas que ça t’aurait fait plaisir de faire 4 heures de route pour qu’on se voit à peine 2-3 heures, pis j’avais envie de revoir les coquines, aussi 🙂 Pis tu peux causer toi, en fait de passer sans s’arrêter…

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  6. Madame sait tout

    bon, deja l’aeroport est pas a 2h de chez moi mais a 1/2h, en plus j’aurais joyeusement fait les 4h de voiture (si ca avait ete 4h) pour te voire ne serait-ce que quelques heures, surtout que pour des raisons hors de mon controle, j’ai pas pu te voir la derniere fois lors de mon passage par YYZ. Alors la prochaine fois, tu me refais pas le coup, ok?

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