c'est pas moi je l'jure!

j’me sens mieux quand j’me sens mal

matin

Depuis que la grippe (H1N1, cochonne, code postal*, mexicaine, A, etc.)  fait rage, je me pose des questions sur la médecine en général. Il fût un temps où les rebouteux, les guérisseurs, les charlatants nous guérissaient à coups de saignées, d’électrochocs, et de sangsues. Heureusement, la médecine a évolué, et avec elle la prévention, l’hygiène de vie, la nutrition, l’éducation, et plein d’autres choses qui font qu’aujourd’hui, on vit plus longtemps et en meilleure santé qu’au XIème siècle.

Ma relation avec la médecine moderne est fort complexe. Mes parents, qui au départ n’avaient rien contre, ont senti rapidement après ma naissance qu’il manquait quelque chose et que les médecins avaient rarement de réponses satisfaisantes à leurs questions. Et je dois dire que les résultats des interventions “modernes” de mes premières années ont été less than satisfactory, comme on dit en anglais!

J’ai ensuite eu la joie de rencontrer un nombre incalculable de “docteurs” pratiquant la médecine “douce”: acuponcture, auras, homéopathie, oligothérapie, ostéopathie, drainage lympatique, et j’en passe et des meilleures. Jusqu’à ce qu’une grosse bévue d’un homéopathe force mes parents à retourner vers la médecine moderne. (La question à $2000 étant: suis-je sortie de tout ça en meilleure santé ou en pire état que si j’étais restée entre les mains de la médecine moderne?)

On peut dire qu’ensuite, la médecine moderne a transformé ma vie pour le mieux, c’est certain. Mais on peut aussi dire qu’eux aussi ont fait de grosses erreurs qui ont failli, par deux fois, me coûter la vie. Et ma Suisse bien-aimée étant un paradis fiscal pharmaceutique, j’ai appris à me méfier des messages bienveillants de ces braves gens.

Alors aujourd’hui, pour qui votais-je? Ben pour personne. Le vaccin contre la tuberculose et la polio c’était du génie, mais je me méfie beaucoup trop du vaccin contre la grippe A pour l’accepter. L’ostéopathie, la musicothérapie (je dis ça pour ma frangine 😉 ), et l’homéopathie c’est très bien quand j’ai mal au dos ou une grippe, mais rien ne vaut un bon Tylenol ou Advil quand j’ai une migraine ou mal au bide. Finalement, après toutes ces expériences, je crois que je connais assez bien mon corps pour savoir ce qu’il lui faut.

Sinon y’avait aussi la marijuana et le hashish qui étaient pas mal…

fromage

Ce fromage étrange, que je voyais dans mon petit magasin italien mais que je n’osais pas acheter, est finalement très bon! C’est le cardiologue italien qui me l’a fait découvrir. Il l’a coupé en grosse tranches d’1 ou 2 centimètres d’épaisseur et a fait griller ces tranches dans ma poêle “grill” à feu assez fort sans les toucher! Au bout de 5-10 minutes, le dessous des tranches étaient bien grillé et doré et il enlevait cette partie grillée (avec une fourchette, ça se détachait facilement) et remettait le reste de la tranche de fromage à regriller dans la poêle. On mangeait les parties grillées bien chaudes (photo ci-dessous), petit à petit, c’était divin! Ensuite, quand les tranches étaient assez fines, il les mettait une dernière fois dans la poêle pour les faire fondre puis rapidement sur un bout de pain que nous dévorions!

fromage

Réussite: 10/10! Le goût fumé de ce fromage était vraiment surprenant et délicieux, et ces morceaux grillés à tomber! Un fromage comme ça c’est assez pour une dizaine de personnes, et attention, c’est impossible à préparer à l’avance, ça se mange très chaud dès que ça sort de la poêle! Il existe du caciocavallo pas fumé mais je n’y ai pas encore goûté.

*Y’a que les Canadiens francophones qui peuvent la comprendre, celle-là!

21 comments

  1. ah, la medecine… Moi je crois dans la medecine, mais très difficilement dans les medecins, et encore moins dans les labos.

    Ce que je hais, c’est leur fonctionnement par “cas d’école”. C’est élever le préjugé au rang de “vérité assez probable pour se baser dessus dans tous les cas, comme ça on aura raison au moins dans 80% et plus des situations et ça ira plus vite”, c’est quand même très effrayant.

    comme tu sais, ça a failli me coûter ma peau, mais aussi celle de ma mère, celle de ma grand mère, et ils ont eu mon grand père par contre.

    On avait tout pour coller au cas d’école, sauf l’âge ou un seul autre élément. Donc pour ces cons de praticiens “on avait rien”, “on fabulait”, et on était fous et/ou en recherche d’attention. Wow. Faut quand même être sacrément en recherche d’attention pour arriver à changer sa composition sanguine ou contrefaire des trucs à écouter via des echos doppler, et je me demande quelle concentration mentale il faut pour faire apparaître des trucs sur une radio ?!

    Mais pour eux, la question ne se posait même pas jusqu’à nous laisser crever, s’il avait fallu. Ni ma mère ni moi n’en sommes passées très loin, et on a du notre survie à notre persévérance, quelque fois en allant jusqu’à prendre des décisions contre avis médical qui ont directement empêché ces gens de continuer à nous tuer.

    J’ai pris tellement de fois des medocs incompatibles avec ce que j’ai que je ne les compte plus, ma mère pareil. les traitements et les souffrances inutiles, j’en connais plus que mon lot. Pourtant ce sont des médicaments qui me permettent d’être en vie aujourd’hui, et ma mère, ma grand mère aussi.

    C’est pour ça que j’en reviens à ma distinction medecine/medecins : chaque fois, le point commun était que la medecine indiquait correctement la marche à suivre depuis le départ, mais que les medecins s’en éloignaient *délibérément* en prenant la décision d’ignorer certains symptômes ou certains résultats, selon eux sans objet *dans notre cas*. Ils nous avaient jugés sur une observation de quelques secondes, on était pas malades. Point. Pire, la plupart n’acceptaient même pas l’idée que leurs confrères précédent n’avaient pas trouvé ou pas su résoudre certaines équations : mes confrères sont parfaits et merveilleux, donc le patient est fou/en recherche d’attention. CQFD. je n’ai pas a écouter ce qu’il dit ni à refaire d’examens inutiles, je sais déjà qu’il n’a rien.

    Les statistiques qu’ils suivaient d’une façon aveugle jusqu’à nous laisser crever n’étaient simplement… plus à jour. Les confrères parfaits et merveilleux étaient simplement… de gros cons imbus d’eux mêmes incapables de se former. (pourquoi te former quand tu sais déjà tout ?)

    Je pense ainsi qu’il ne faut pas espérer tomber systématiquement sur “de bons medecins”, mais qu’il faut surtout espérer “ne jamais être malade hors des petites cases et des statistiques”. C’est encore la meilleure chance que quelqu’un ait d’être soigné comme il le doit, en france en tout cas.

    dieu des chats> ouais, mais une année sans fromage grillé mérite-t-elle vraiment d’être vécue ? 😀

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  2. C’est l’avantage de vieillir : on commence à savoir les médocs qui marchent pour nous et ceux qui nous rendent malade … Moi pour le mal de tête une promenade à l’air frais et une barrede cocolat noir c’est pas mal aussi 😉
    Je viens de découvrir à mon grand âge et par hasard que pour les douleurs de règles, dont je souffre depuis mes 14 ans, sont immédiatement soulagées par le Spasfon !!! Je remercie tous les Dr a qui j’ai parlé de ce problème de m’avoir toujours conseillé le paracétamol qui ne m’a jamais soulagé (j’en prenais plus à la fin, hein)… “Ah ça marche pas? Ah ben d’Advil alors..” Ah ça marche pas? Alors les deux” Grrrrr…..

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  3. Hi hi Krysalia, c’est presque exactement ce que j’avais dit à AàG et qui est devenu une phrase mythique entre nous : “Une vie sans gruyère ne vaut pas la peine d’être vécue” 😀
    Sinon je suis bien d’accord sur ta distinction médecin/médecine, d’ailleurs je fais la même distinction pour la religion par exemple, mais c’est un autre débat 😉
    Mahie, t’as jamais essayé l’huile d’onagre ?

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  4. catherine

    Dr CaSo, tes commentateurs et trices mettent tous les médecins dans le même sac, j’en suis vraiment désolée..

    je connais beaucoup de médecins qui ne sont pas imbus d’eux mêmes, ne sont pas plus de gros cons, se forment très régulièrement, ont de l’empathie pour leurs patients, les écoutent, les entendent, les examinent correctement, et leur prodiguent les meilleurs soins.

    C’est bien dommage que la médecine soit si mal vue et vécue…
    ces commentaires me rendent bien triste…

    ma fille a eu une très grave maladie, la médecine et les médecins l’ont sauvée..

    tu le sais, je suis médecin, je pratique depuis longtemps, jamais je n’ai eu de problèmes avec quiconque.

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  5. laurence

    D’ACCOOOORDDD ! moi aussi je n’hésite pas à prendre de suite le médoc qu’il faut pour me soulager parce que ça sert à ça hein ! mais je prends aussi des compléments alimentaires prescrit par un médecin qui a été le seul à découvrir pourquoi j’avais une colopathie après avoir quand même consulté 2 *ù%!!? gastro enterologues qui ne voyaient pas du tout ce que ça pouvait être “puisqu’il n’y a rien à l’analyse de sang ni à la coloscopie ni à la fibroscopie” : bande de cons oui ! tu t’aperçois qu’effectivement ils sont loin de savoir tout même quand ils sont soi-disant spécialisés ! c’est efffarant et je vous la ferait rapide quand à l’ophtalmo qui n’a pas vu que je développais un glaucome me faisant perdre la vision d’un côté alors que je lui décrivais tous les symptômes, que j’avais fait de le tension occulaire lors d’une intervention au même oeil et dont j’ai profité de vacances pour que ça remplaçante constate les dégâts trop tard, sa seule phrase “ah oui vous en aviez déjà fait, je ne l’avais pas noté dans votre dossier”. Il a eu de la chance, j’étais ado, aujourd’hui je lui foutrais un procès au cul ! alors consultez 1 , 5 , 10 personnes jusqu’à ce que l’on vous écoute ! (AH CA FAIT DU BIEN CE PETIT COUP DE GUEULE, TIENS !) Merci Dr Caso !

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  6. catherine, je me demande d’où vient ce sentiment contre les médecins. Comme je le dis dans mon texte, et j’espère que c’est clair, je ne fais plus vraiment confiance à qui que ce soit. Cependant, j’ai rencontré d’excellents médecins dans ma vie (grace auxquels je peux avoir une vie à peu près décente aujourd’hui), dont ma tante, qui est un médecin du travail adorée par ceux qu’elle voit régulièrement et qui a toujours été de bon conseil pour sa famille. Est-ce une question de temps, de pression, d’argent? Je ne sais pas. Ici, les rendez-vous sont de 10 ou 15 minutes maximum, alors on n’a jamais l’impression d’être écoutés et pris au sérieux. Je ne sais pas comment ça marche en France. Mais je sais que je peux être furieuse contre un fonctionnaire à cause de mon permis de conduire, mais je serais encore mille fois plus furieuse contre un médecin qui ne m’a pas écoutée ou qui a fait un diagnostic à la va-vite, parce que là, ma vie peut en dépendre. C’est un métier difficile que vous faites (on s’attend à ce que vous ayez toutes les réponses et nous guérissiez de tous les maux), d’autant plus qu’il touche à ce qui nous est le plus personnel, le plus intime, le plus précieux.

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  7. dieudeschats et Krysalia 😆 bandes de goulues 😛

    Mahie, rahhh ces douleurs, c’est un tel cauchemar pour moi que je pends la pilule non-stop pendant 9 semaines pour n’avoir mes règles que 5-6 fois par an! Contente que tu aies enfin trouvé quelque chose qui marche!

    Jérôme, si tu continues, je te file un p’tit coup de strychnine 😉

    Moukmouk, la frontière entre la confiance et le manque de confiance est parfois bien blurry (c’est quoi en français??), n’est-ce pas?

    elPadawan, je suis bien d’accord 🙂

    laurence 😆 eh ben dis donc, je dois au moins t’avoir évité un ulcer, là 😉 Je dois avouer que parfois, j’ai pitié pour les médecins qui voient certaines personnes comme ma mère (pardon maman, je t’avais bien dit de pas lire mon blog) qui ont toujours quelque chose qui ne va pas… Ca doit être très difficile de savoir quand “écouter” les gens et quand leur faire comprendre que, heu… ils en rajoutent un peu…

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  8. SPECIAL POUR CATHERINE

    Ah mais moi il m’a fallu 33 ans pour trouver LE super médecin généraliste, et oui, avant j’avais des médecins sympas mais qui faisaient des bourdes, ou quoi, mais là, c’est la perle, le gars il est gentil, drôle, il est prof en fac et forme des généralistes dans son cabinet, donc il se tient au courant de tout, il est branché internet, il réfléchit plutôt deux fois qu’une, je l’ADORE!

    Et je choisis tous mes médecins pour leurs critères humains et leur intelligence critique. Gynéco, dentiste, dermato, ophtalmo, généraliste, je ne vois que des gens chouettes. Donc oui ça existe! Des gens qui vous bourrent pas de médocs, qui vous écoutent, qui vous soignent, tranquille, avec respect et professionnalisme!

    Dr Caso>> didon je suis bien curieuse de savoir ce qu’un médecin homéopathe peut faire comme grosse bévue?? Je veux dire l’homéopathie c’est du sucre, de l’eau, et euh, une goutte tellement infime d’un actif, que euh, limite, tu peux avaler 150 tubes d’arsenic homéopathique sans réussir à te suicider hein ^^’

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  9. catherine> entendons nous bien, je ne pense pas que tous les medecins soient de gros cons, ni que la medecine soit une mauvaise chose.

    Je sais qu’il existe des medecins corrects pour en avoir rencontrés un ou deux dans d’autres régions. là j’ai un généraliste pas trop mal. Comme praticien, il est correct, mais je dois l’écouter disserter sur les CMU qui sont tous des malhonnêtes avec des télés plasma et qui vendent du chit, parce que ces-gens-là-on-sait-ce-que-c’est. Je n’ai toujours pas de spécialiste parce que le seul qui serait bien, peut-être, est à plus de cent bornes.

    Mais je sais qu’il existe, oui.

    J’ai aussi des copains dans d’autres coins de france et d’ailleurs qui me racontent comment leur medecin leur parle, et ça a l’air vachement bien.

    Et ? ben ça ne change rien.

    Parce que quand t’as écumé tous les praticiens du coin ou presque et que tous ceux que tu as vu t’ont fait quelquechose de grave qui s’apparente à une faute professionnelle, ça commence à ne plus te faire grand chose de savoir qu’il en existe de meilleurs ailleurs ou tu ne peux pas te rendre. Et oui, tu cesses de faire confiance, surtout quand tu as failli crever toutes les fois ou tu as commis cette erreur.

    Je pense exactement que certains medecins n’appliquent PAS la medecine mais quelquechose qui ne s’en rapproche même pas, une espèce de ramassis de recettes de grand mère et de statistiques dépassées. ils font beaucoup de mal autour d’eux et je ne vois pas pourquoi on devrait le subir ou éviter d’en parler.

    Si ça vexe autant les autres medecins ou l’académie de médecine elle même, qu’attend-elle pour y mettre bon ordre au lieu de se désoler qu’on en parle ?

    Je pense aussi que certaines régions, plus exactement certaines facs produisent à la chaine des gros cons estampillés “préjugés en bloc”, par leur formation même. C’est le cas de la fac de lille. Préjugés anti gros, anti jeunes, anti femmes. Anti pauvres aussi… La glorification malsaine du mandarinat a de beaux jours devant elle dans certaines régions, avec la survivance de certains grands maîtres à (ne pas) penser. Deux de mes tantes sont passées entre leurs mains et ont changé de mentalité, c’était flagrant.

    En 22 ans, J’ai vu 6 spécialistes en rapport avec ce dont je souffre (dont deux chefs de service) et 5 autres, tous issus de lille, et j’ai écumé plus d’une quinzaine de généralistes, du coin aussi pour la plupart. Aucun n’a su poser un diagnostic correct alors même que toutes les analyses attestaient de faits précis et réitérés. Pour eux, c’était juste impossible. les Statistiques ne sauraient mentir, alors que les patients sont tous des débiles, et eux mentent souvent. Donc ça vient du patient. Ben voyons. (et ça, ce sont tes confrères qui me l’expliquent directement, hein oO)

    Ceux qui ont finalement pu poser un diagnostic, devant l’évidence (je suis passée à ras de la mort et j’ai fait un petit coma quand même, genre…), m’ont déclarée “de telle maladie ouioui mais elle ne peut pas l’être vraiment vraiment, vu son âge trop jeune par rapport aux Saintes Stats”. Du coup, pas de bilans des séquelles, pas de surveillance, rien. Encore à ce jour il y a des examens (les yeux, les pieds, le système vasculaire) qui n’ont *pas* été vérifiés, même en présence de symptômes.

    A côté de ça j’ai changé de région quelques jours et le discours était en effet bien différent, plutôt effaré, et on a fait les examens qu’on pouvait avant que je rentre chez moi. je suis censée nier que ça s’est mal passé dans le nord ou me dire que c’est normal de faire 120km pour consulter un doc qui vous traite humainement ?

    Ce n’est pas parce que je l’aurais mal “vécu” que ça s’est mal passé, mais bien parce qu’on m’a interdit d’y avoir droit, à la medecine, tu la vois la différence ?

    Je suis jeune, donc quelquepart je ne suis pas “vraiment” malade. Je suis grosse, donc quelquepart je dois fabuler un peu, et exagérer. Il faut me parler méchamment aussi, sinon je risquerais de trouver ça confortable, d’être comme je suis => on m’humilie, pour mon bien. Je suis pauvre, => je veux faire dépenser des sous à la sécu comme tous les salauds de pauvres.

    Donc la prévention des séquelles, c’est pas pour moi… le matériel d’auto contrôle, c’est pour décorer, je n’ai pas “vraiment” besoin de bandelettes (on me soupçonne d’en demander pour les revendre)… un mauvais vécu hein ? par exemple quand ma mère se fait opérer d’une greffe pariétale et que j’ai du retirer moi même tout le sang sur son visage et ses cheveux, parce qu’elle n’avait pas été nettoyée après… une autre fois quand j’ai du éponger sa bave pleine de sang et de larmes tellement elle souffrait après son opération profonde des dents par un boucher, libérée en ambulatoire dans un état second, elle ne pouvait pas le faire elle même, elle tremblait
    trop et elle avait les yeux révulsés… tu veux que je te raconte l’examen gynéco humiliant pratiqué de force dans son bureau par une endocrino qui a pris des bouchons de papier en guise de gants, et qui faisait des remarques désobligeantes en regardant mon anatomie d’un air pincé… le doc qui m’a balancé que ouais, si j’avais été enceinte comme il me laissait essayer de l’être, j’aurais probablement du me faire avorter vu mon niveau de maladie, et alors ? que c’était lui qui décide des risques qu’il veut me faire prendre et que je n’ai rien à dire, et encore moins le droit de demander qu’on me tienne au courant d’un “détail” comme ça… Le même, qui m’a laissée en insuffisance rénale pendant un an, empoisonnée par un traitement qu’on ne donne plus dans mon cas depuis 15 ans, m’accusant de “simuler une formule de cockroft très basse”… (et la liste est encore très longue, je t’ai mis le plus soft)…

    Tu crois vraiment que c’est un mauvais “vécu” d’une pratique médicale normale, ce genre de choses ?

    Moi j’appelle ça une pratique médicale pour le moins anormale, désastreuse voire criminelle, plutôt oui.

    Ou alors il faudra que tu m’expliques comment il
    est/était possible de bien “vivre” ou de bien “prendre” des trucs comme ça !

    * Petit bout de commentaire coupé…

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  10. a n g e l, le médecin homépathe n’a pas pensé que si j’avais des infections urinaires à n’en plus savoir que faire, il y avait peut-être un problème sérieux et qu’il fallait aller faire quelques examens…

    Dodinette, ben… nan, parce que la raclette ça ne grille pas autant (en tous les cas pas en Suisse, maintenant je sais pas au Québec 😉 ), et puis ce n’est pas fumé, c’est un goût très différent. Et ça se mange avec des patates. Et c’est pas italien. Bref, tout fromage fondu n’est pas raclette 😆

    Krysalia, pfiou, je pensais que le coup de gueule de laurence c’était du sérieux mais ouah, j’espère que ça va mieux après tout ça 🙂 Là je t’ai évité au moins deux ulcères j’espère! La médecine (autant que les kamikazes japonais, il faut croire), enflamme les esprits! Note à moi-même: parler de ma voiture et de la météo dans mon prochain post 😉

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  11. laurence

    un dernier com’ pour 2 raisons :
    1/ pour remonter le moral de Catherine, médecin : Je ne remercierai JAMAIS ASSEZ le médecin qui a su me soulager un peu et oui il existe des médecins, honnêtes, à l’écoute et de bonne foi

    2/ je n’ai pas détaillé les prises en charge désastreuses au cours de mes diverses apparitions dans les services médicaux mais je pourrais écrire un roman, qq extraits :
    – en plein crise de tension occulaire à m’en taper la tête sur les murs par l’interne de garde “pff dépêchez vous je n’ai pas que ça à faire ” (ah oui quoi ? quoi d’autre ? jouer aux cartes avec les infirmières à 22h30 car j’étais la seule à arriver ! ) après engueulade de rigueur et panique après contrôle de ladite tension, il a fait profil bas et m’a mise sous perfusion…
    – après autre consultation : “mais pourquoi vous ne vous faites pas enlever l’oeil pour mettre une prothèse ?” (parce que je préfère garder mon oeil même s’il ne voit plus et que je souffre parfois avec que d’avoir un oeil de verre ducon)
    – au bloc pour me faire enlever 4 dents de sagesse, le stomato “alors vous avez vos radios” ? on enlève quoi ? (ben les 4 ducon, et non c’est toi qui les a mes radios… moment de doute…)
    – la tronche explosée après ladite extraction des 4 dents : pas d’instructions à la clinique pour la prise en charge de la douleur, ni d’ordonnance pour aller en chercher en rentrant à la pharmacie : obligés d’aller chercher dans son cabinet en ville ladite ordonnance ! après récriminations écrite de ma part la réponse de ducon n° X “oui oh je vois bien à votre écriture car j’ai étudié la graphologie que vous êtes du style à faire des histoires !” excellentissimme ! je lui ai dit “eh bien consacrez vous à être compétent dans votre domaine et à ne pas laisser souffrir vos patients avant de vous attaquer à une autre discipline où vous avez l’air aussi mauvais !”
    allez je m’arrête là, quoi !

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  12. Mon amoureux était médecin spécialiste (urgentologue) ; je ne sais pas exactement quel genre de médecine il pouvait pratiquer mais puisque c’était une personne extraodinaire, sa pratique professionnelle ne pouvait qu’être profondément humaine.
    La médecine ne l’a pas sauvé, lui (il est décédé à 27 ans). Je n’en veux pourtant pas à la médecine. Je vis son départ avec un immense sentiment d’échec, (échec « général », à plusieurs niveaux : échec de la vie, échec de l’amour, échec de l’avenir à pouvoir se concrétiser, échec de je ne sais quoi, car il n’est plus là). Mais s’il n’est plus là, je ne dis cependant pas que c’est la faute de médecine ou de qui que ce soit. Je crois que la médecine seule ne guérit pas tout…
    Ce qui fait un bon médecin, je crois que c’est la même chose qui fait un bon cuisinier, un bon artiste, un bon gestionnaire etc. : ce sont les compétences techniques, bien sûr, mais surtout la passion pour son travail et une très grande humilité (pour être à l’écoute sans se sentir toujours menacé s’il ne connaît pas la réponse). Je crois que ce qui manque le plus souvent, chez les médecins comme chez les autres, professionnels ou pas, c’est l’humilité, l’authenticité.

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  13. Moi je goûterais bien ce fromage 😛

    Pour la médecine j’ai eu la chance de ne jamais avoir de pbs graves de tomber sur des gens compétents, ou de pouvoir en changer. Ce qui ne m’empêche pas de vérifier les notices des médocs et de me renseigner sur le net 😉

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  14. Emilie

    Ce qui est bien au US, ce sont les sites webs ou tu peux donner ton avis ou donner une note a ton medecin. Par exemple sur yelp.com, il y a des recommendations de restos, de spas, de boutiques, …, et de medecins. A prendre avec des pincettes evidemment, mais cela m’a permis de choisir deux specialistes dont je suis tres contente.

    Je crois que ce type de sites est interdit en France (comme les sites ou les eleves peuvent noter leurs professeurs). Grande difference culturelle.

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