c'est pas moi je l'jure!

les p’tits délices du dimanche soir

– Mardi soir, je suis allée dîner avec ma copine néérlandaise, Karla, parce qu’elle quitte définitivement le Canada. Je suis très triste de son départ mais on a passé une soirée super chouette avec des gens que je ne connaissais pas du tout mais qui étaient très sympas (des Serbes, des Québecois, des Néérlandais, et des Anglais), dans un restaurant éthiopien que j’aime beaucoup.

– Et mardi, on a fêté les 110 ans de l’Alberta! Oui madâââme! Quand on pense que mon grand père a 100 ans…

– On ne peut pas dire que j’aime les rentrées scolaires (enfin, j’ai tellement bien réussi à faire peur à mes nouveaux étudiants que je suis passée de 31 étudiants à 17, youpi!), mais j’aime retrouver les copines et les copains sur leurs blogs lâchement abandonnés tout l’été😉

– Cette semaine, je fais passer des entretients à plein d’étudiants pour trouver un coordinateur qui pourra engager, former, et superviser tous les bénévoles dont j’aurai besoin pour ma longue nuit (environ 50). C’est assez crevant mais mon copain Tom est avec moi pour poser les questions et évaluer les candidats et c’est très sympa de passer un peu de temps avec lui et de ne pas tout faire toute seule. Et puis on rencontre des gens trés intéressants (et aussi des fous).

– Avec la rentrée, c’est aussi le retour en force des offres de boulots universitaires (mais je ne trouve hélas rien au Canada). J’ai déjà envoyé neuf candidatures. Mes critères sont extrêmement compliqués: je n’enverrai de candidatures que dans des bonnes universités (mais pas des débiles genre Harvard), dans des grandes villes (mais seulement celles que j’aime), aucune lettre de reférence (parce que je veux pas que mes collègues sachent ce que je fais), et aucune teaching philosophy (parce que je trouve ça con). Ca limite le champ d’action, mais je veux pas me retrouver secrétaire dans un collège au milieu du Kentuky! Et je trouve ça toujours pas mal vivifiant d’essayer de me vendre aux quatre coins du continent, comme ça, de temps en temps.

stairs

Ma vie qui monte vers… heu… nulle part…

– Vendredi soir, ma copine Justine et son mari et moi sommes retournés à notre restaurant indien préféré pour la première fois depuis… pfiou, je sais même pas, probablement février! Elle me donne toujours plein de bonnes idées et me redonne du courage quand j’en ai besoin. Et ça faisait trop longtemps que je n’avais pas mangé indien, ça me fait toujours du bien au moral. Après la semaine de m…. que j’ai eue, j’en avais bien besoin!

– En fait, j’ai énormément de mal à trouver des choses positives à raconter cette semaine. Côté boulot, la turpitude et l’insanité atteignent de nouveaux sommets et ça me rend profondément triste. Le monde aussi me rend profondément triste. Heureusement qu’il y a Calinette à qui je peux parler et faire des câlins. Et ma famille et mes amis.

chat3

24 comments

  1. catandfivecats

    oui tu restes positive, je suis admirative, car tui trouves toujours un petit plus sympa mêm si ta semaine était plutôt caca..(c’est toi qui le dis) courage à l’ ” école” ! et pour tes recherches..je promets de venir te voir un jour, en Alberta ou ailleurs n’importe où sur la planète.
    gros câlins à Calinette

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  2. Et bien moi, je trouve que la “teaching philosophy”, c’est pas con du tout. J’ai découvert que beaucoup d’enseignants avaient des conceptions complètement différentes de leur métier, de leur missions, de la manière d’enseigner et je trouve très intéressant qu’un enseignant exprime ses valeurs, ses principes, parle de ses approches et méthodes pédagogiques. D’une part, ça lui permet de faire le point sur ses propres pratiques d’enseignement et de se demander comment il pourrait les améliorer pour permettre à ses étudiants de progresser au mieux de leur capacités. Ensuite, cela peut donner des idées aux autres enseignants, susciter des échanges, des débats. Lorsque j’ai soumis cette vidéo [ https://www.youtube.com/watch?v=s7E-LuOlRas ] à la conseillère en pédagogie de mon université, pour lui demander si elle trouvait pertinent que je le mette en ligne, elle m’a encouragé à le faire et m’a dit que cette manière de défendre une position personnelle en matière de pratiques pédagogique était courante en Amérique du nord. En France, les enseignants ont plutôt l’habitude de ne pas parler de leurs idées et opinons, de faire comme si tout le monde avait les mêmes, où tout au plus d’en discuter dans les couloir🙂. Je travaille actuellement sur des posters pour défendre certains principes d’enseignement, et en particulier la notion d’enseignement asynchrone, à laquelle je crois beaucoup.

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    • Je comprends très bien ton point de vue🙂 Sauf que pour moi, c’est l’effet contraire: on doit TOUT LE TEMPS écrire ce genre de truc, même quand j’étais en train de faire mes études, et ça devient vite très répétitif et inintéressant et casse-pied. J’en ai marre d’écrire “je suis une excellente prof parce que je fais participer mes étudiants dans mes cours et j’aime encore apprendre moi-même des tas de choses tous les jours.” Blah. On s’en fiche🙂 Voili voilà pourquoi, après avoir écrit la même chose une bonne vingtaine de fois et tout le monde fait la même chose et dit la même chose, je trouve ça con.

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    • jb07

      En France, c’est plutôt mal vu d’avoir des idées, ça peut faire de l’ombre au sacro-saint chef. C’est valable pour les enseignants – j’imagine, mais aussi dans beaucoup entreprises comme celle où je travaille. Au mieux, ton idée sera superbement ignorée, au pire reprise par d’autres. Avec un peu de chance, on ne te rira pas au nez. Le seul droit qu’il nous reste, effectivement, c’est d’en causer entre collègues dans le couloir.

      Et la cause de nos problèmes, à nous français, c’est le code du travail qui est trop épais. Sans rire.

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    • Dans les très grandes (et célèbres) universités comme Harvard, il est très difficile (et parfois même impossible, comme dans le cas de Harvard) de recevoir sa “tenure.” Or, comme la plupart des jobs qui sont offerts ne proposent pas la “tenure,” je n’ai pas envie de me mettre moi-même des bâtons dans les roues en allant bosser dans un université qui va me rendre la vie impossible pendant encore 5-6 ans. Je suis déjà passée par là, je veux bien le refaire par nécessité, mais pas dans une université qui va me pourrir la vie complètement avec cette histoire.

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Merci pour vos commentaires que j'adore :)

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