c'est pas moi je l'jure!

derrière le brouillard

Il y a si longtemps que je n’ai pas voyagé que j’ai l’impression que je vais aller sur la lune tellement je suis stressée! Je repasse ma liste de trucs à emporter dans ma tête deux cent huitante-neuf fois par heure: passeport, tablette, pyjama, earphones, info pour la voiture de location, gilets, pantalons, médocs contre le vertige…

C’est la première fois que j’emporte une pharmacie avec moi! Après tous les problèmes que j’ai eus lors de mes derniers voyages, quand je n’ai pas pu aller à l’enterrement de ma grand-mère à Paris et me suis retrouvée aux urgences à la place, quand je suis restée coincée à Columbus, j’ai pris tous pratiquement les médicaments que j’ai chez moi pour ce voyage, même les plus étranges (on ne sait jamais!): anti-nausées, anti-vertige, antidouleurs, anti-allergies, anti-maux de bide, anti-UTI, anti-brûlures d’estomac, anti-insomnies, etc. En gros, si on demande “y’a-t-il un docteur dans l’avion?” je pourrai dire “oui, moi!” pour la première fois et jouer les MacGuyver et sauver la planète!

J’ai décidé de prendre un taxi parce qu’il neige et je n’ai pas mis ses pneus d’hiver à Oriane. Mais une fois cette décision prise, j’ai eu plein d’espace dans ma petite tête pour me poser les mêmes genres de questions à propos de ma veste en cuir: va-t-il pleuvoir là-bas? Vais-je crever de froid ici entre le taxi et l’entrée de l’aéroport si je ne l’ai pas avec moi? Est-ce que je ne vais pas me trimballer avec ce truc super lourd pour rien? Est-ce que de toutes les manières j’aurai froid même avec ma veste, ici, parce qu’il fait si froid que seule une moumoute d’explorateur polaire serait assez efficace pour me protéger réellement du froid? Et que ferai-je s’il pleut là où je vais et je vais passer pour une idiote auprès de gens importants?

Vous rigolez, mais mon cerveau marche à cette intensité de débilité toute la journée, 365 jours sur 365!

J’ai finalement décidé de ne pas prendre ma veste. A la place, dans mon sac, j’ai mis le coussin de ma mère. Un jour je vous raconterai le coussin de ma mère.

Le taxi s’est finalement très bien passé, huit heures de taxi + aéroport + avion + location de bagnole avec masque étaient hyper pénibles, l’aéroport d’ATPN était vide, pleurer avec un masque c’est super pas pratique, la ville de Kingston est vide, est-ce qu’ils ont un couvre-feu??? L’aéroport de Toronto était vide, louer une bagnole a été un enfer noir, j’ai oublié comment conduire une voiture pas intelligente (j’ai conduit au moins 30 minutes sur l’autoroute sans phares), y’a même pas de room service dans mon hôtel de luxe because Covid, et je suis trop épuisée pour continuer à écrire, sorry. Je vous raconterai plein de trucs demain, promis!

6 comments

  1. C’est difficile pour le moral de voir que tout avance au ralenti. Moi qui déteste la foule, ne voir personne m’angoisse. Mais il y a un avantage : quand tu fais des bêtises (pas de phares par exemple), peu de monde le remarque 🙂

    Quant au fait d’avoir toujours peur d’oublier quelque chose, à présent j’arrive passer outre : je ne pars pas dans un pays du tiers monde, je peux acheter sur place ce qui me manque (même si c’est cher). Je constate que ça me détend…et qu’il est rare que j’oublie quelque chose.

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  2. Pour la préparation du moindre “voyage” je suis comme toi… Même si c’est à 200km… Du moment où on ne dort pas chez soi, ça revient au même non?
    Je stress pour moi c’est d’oublier mon traitement (deux médocs).
    Je stress aussi comme ça pour les entretiens d’embauche j’en ai passé un lundi et on m’a donné un PFO très aimable mardi.
    Moi ce qi me stresse c’est les bagnoles intelligentes… Ex : tu peux conduire pendant 500 bornes t’arrêter et ne plus pouvoir repartir parce que tu as laisser ton mari à son boulot et que c’est lui qui avait la clé… Ballot.
    Gros bisous

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  3. Bibigeneve

    Nous sommes partis un jour en vacances pour 3 semaines, en laissant le panier avec tous les médicaments, les œufs durs, le pain, par terre à la cuisine… Grosse panique à l’arrivée. Ma fille m’a dit : “T’affoles pas, on va téléphoner au cabinet médical” Ils ont envoyé l’ordonnance par mail, un passage dans une pharmacie et hop, réglé.Pour les œufs et le reste on a demandé au copain qui relevait le courrier de tout prendre et de manger !!! Mais chaque fois que je pars, au bout de quelques km je me demande “qu’est-ce que j’ai oublié cette fois-ci ?”

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  4. Nina

    Avant un départ de 3 jours, mon homme m’avait tellement agacée, qu’ au retour ,l’ai retrouvé les clefs du pavillon dans la la serrure extérieure…..! Heureusement ,les voleurs n’étaient pas passés .

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  5. wam

    J’ai beaucoup voyagé. Au moins 2 voyages lointain par an pendant des années, et un voyage au long cours pendant 11 mois. Et bien, ca ne m’empêche pas d’être toujours stressée avant de partir. Même quand ce n’est que quelques jours chez mes parents (à 600 km), alors, que franchement, qu’est ce qui pourrait être grave ??? Je tiens le même raisonnement que Valvita : tant que j’ai mes papiers et ma carte Visa, je n’ai rien oublié. Mais bon, ca n’aide que un peu. Quand l’angoisse n’est pas rationnelle, ce n’est pas rationnel…
    les 2 plus grosses boulettes d’oubli :
    * le petit cahier tout préparé tout beau tout pratique, avec notre sélection des “à voir à faire” au Kenya, les adresses et n° de tel utiles, dont celle du pote qui nous accueillait, et l’impression des visas (qu’on obtient via le net)…. Le comptoir Air France (nous volions pourtant avec la Lufthansa) a été super sympa et a réussi à imprimer pour nous une des 2 feuilles. Pour l’autre, on a réussi finalement à l’avoir en arrivant à l’immigration à Nairobi. On a eu le temps de stresser. Et pour l’adresse d’arriver, on savait où il bossait, donc on a donné cette adresse…
    * les permis de conduire avant un auto tour à Cuba, avec notre fils de 1 an à l’époque. Oubli à répétition en plus. Nous étions (pour une fois) bien bien en avance à l’aéroport, et, classique, faisions la énième check list des bagages quand soudainement “les permis de conduire !!!”. Nous avions fort heureusement prêtés la maison à des amis, mais n’avions pas de téléphone avec nous (oui, Cuba, il y a 15 ans, pas trop d’accords de réseau). Nous avions donc dû acheter une carte téléphonique, trouver un tel à cartes, appeler mes parents qui avaient le n° de nos amis, appeler nos amis, leur demander de prendre nos permis, de sauter dans un taxi et nous rejoindre Porte F (on leur remboursait, évidemment). Ce qui fut dit fut fait. Du coup, on était en retard pour l’embarquement. Appel micro et un employé nous attendait au scan des bagages. Nous en avions de partout ; les habituels bagages cabine, les 3 Cartes d’embarquement, Les 3 passeports, les permis de conduire, les mentaux, la poussette à plier / déplier, les couches et changes, les biberons et petits pots… on rentre tout de suite dans l’avion, ils ferment la porte juste derrière nous. et… on n’avait oublié les permis au scan. Heureusement, mon compagnon avait un vieux permis international (théoriquement valide uniquement accompagné du permis national), périmé. On n’a pu faire avec. A chaque fois que la nana de l’agence arrivait à la page “date”, on posait 1000 questions sur la voiture et la conduite à Cuba 😀

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