c'est pas moi je l'jure!

c’est écrit sur les murs

Ce post n’intéressera probablement personne, mais moi ça m’intéresse, alors voili voiloù!

Certains lecteurs se souviendront de mes difficultés à publier un article en particulier et de mon appréhension à l’égard des publications universitaires en général. Mais récemment, il m’est arrivé une aventure qui me fera dorénavant peut-être voir les choses sous un autre angle.

Il y a deux mois, l’éditeur en chef du plus important journal académique de ma branche (celui qui ne m’a toujours pas dit s’il acceptait mon fameux article ou non!), m’a demandé si je serais d’accord de “critiquer” un article qu’il avait reçu. Mes critiques et suggestions seraient ensuite envoyées à l’auteur de cet article. Je pouvais aussi suggérer un revise and resubmit ou un reject à l’éditeur.

Au début, j’étais étonnée qu’on me demande de faire ça, à moi qui j’ai pas (encore!) publié dans ce célèbre journal et qui suis au début de ma carrière. Mais ensuite, en lisant l’article en question, j’ai mieux compris:

1. D’abord, l’article parlait d’un sujet que je connais bien, et l’auteur citait un de mes articles et ma recherche. Mes manuscripts sont donc eux aussi envoyés (pour être “critiqués”) à des auteurs que moi je cite. Se souvenir qu’en général, ces gens ne sont pas mes ennemis, même si leurs critiques souvent acerbes sembleraient vouloir me prouver le contraire!

2. Ensuite, si un journal aussi important peut me demander à moi d’écrire une “critique,” cela signifique que les “critiqueurs” en général ne sont pas des dieux mais des gens comme vous et moi, avec des difficultés, des succès et des doutes! Se souvenir que la personne qui m’a démoli mon dernier article n’est donc pas quelqu’un qui sait tout sur tout mais probablement un pecnot comme moi qui a fait de son mieux.

3. Enfin, l’article en question était très nul (d’après moi) et j’ai donc passé deux jours et cinq pages à le démolire… MAIS… comme ses idées étaient bonnes et que l’auteur était visiblement un débutant, je lui ai donné beaucoup de conseils. Après avoir longuement tangiversé pour décider si mon verdict serait un revise and resubmit ou un reject, je me suis basée sur mes propres expériences pour finalement adopter la philosophie suivante: toujours offrir l’option revise and resubmit. Au mieux, l’auteur révisera son article qui sera finalement publié. Au pire, l’auteur sera découragé et ne renverra pas l’article. Il y a aussi l’option révision et rejet, et là ça fait mal, mais ensuite son article sera meilleur et pourra sûrement être publié ailleurs. Se souvenir de ne pas se laisser décourager!

Je croise les doigts je croise les doigts je croise les doigts…

chevre2

Voilà enfin la crème brûlée salée promise, inspirée par une recette du petit bouquin offert par Jennifer.

Pour quatre personnes: 450 g de pommes de terre épluchées et en cubes; 150 g de chèvre frais; 220 ml de crème liquide; 80 ml de lait; 2 oeufs; 2 jaunes d’oeufs; un peu de noix de muscade; du sel et du poivre; 30 g de parmesan râpé; 4 càs de chapelure; 4 càs de beurre fondu.

Préchauffer le four à 150C/300F. Faire cuire les patates à l’eau jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Les égouter puis les écraser en purée. Ajouter le fromage de chèvre et bien mélanger.

Dans une casserole, faire chauffer le lait et la crème puis ajouter les patates et bien mélanger. Ajouter les oeufs et les jaunes, le sel, le poivre et la muscade.

Diviser le mélange dans six ramequins et faire cuire au bain-marie au four pendant 30-40 minutes. Pendant ce temps, mélanger le parmesan, la chapelure et le beurre fondu (la recette ajoute du thym-citron frais). Quand les ramequins sont cuits, mettre une cuillère du mélange sur chaque ramequin et étaler un peu, puis faire griller au four (chaleur en haut) quelques minutes pour faire dorer.

Réussite: 9/10. Ca n’a strictement rien à voir avec une crême brûlée mais c’est malgré tout très bon! Le mélange patate-chèvre et le dessus un peu grillé… mmmmm…. exquis en entrée avec une salade verte! Et en plus c’est facile à faire.

PS. N’oubliez pas d’aller admirer la dernière collection de photos qui est superbe!

35 comments

  1. Ah ben voilà : tu crois que ça va intéresser personne et moi ça m’a beaucoup intéressé au contraire ce post. Baucoup.
    D’abord parce que c’est quand même super positif par rapport à tes angoisses de l’année dernière et ensuite parce que ça peut s’appliquer à d’autres situations dans nos vies à nous 😉 et pis parce que c’était tout simplement : in-téré-ssant!

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  2. ça devrait te remonter le moral aussi, un peu… du coup, maintenant, tu sais que quand tu prends un revise and resubmit dans la tête, c’est pas forcément que t’as mal travaillé… Juste que le péquenot qui t’a relu osait pas dire “mais si si si, c’est bien, en fait”…

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  3. C’était très intéressant, au contraire! 🙂
    C’est un bon moyen de voir l’écriture d’articles et les affres de l’attente de la publication d’un autre œil.
    Hang on, Dr. CaSo!
    Tes crèmes brûlées salées m’ont l’air très appétissantes (fromage de chèvre *bave*), je note ta recette pour un essai prochain.
    Bises!

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  4. Fabulous Fabs

    Bon, c’est malin…. je suis au boulot et j’ai très faim. De plus, le mix Chèvre-Pommes de terre-Parmesan grillé doit être absolument divin. Avec mon appétit, je pourrais manger au moins 3 petits ramequins….

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  5. erathrya

    Moui, je suis pas sure de la theorie “toujours offrir l’option revise and resubmit”.
    et si le papier meme apres revision n’a pas le niveau pour etre dans LA meilleure revue du domaine? le pauvre gars aura perdu du temps alors qu’il aurait pu avec l’aide de tes longs commentaires, resoumettre avec plus de chance de succes dans une revue plus adaptée, non?

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  6. Mahie, huhuh, merci 🙂

    elPadawan, tiens, un petit revenant 😉 Ca fait plaisir de te revoir par ici. On s’fait une bouffe un d’ces 4? Ceci-dit, si le mec me rejete mon article POUR LA CINQUIEME FOIS, ça va mal passer, ça je peux te l’assurer!

    Celine, tu m’en diras des nouvelles 🙂

    Llyn, bonnap’ 🙂

    Fabulous Fabs 😆 j’avais divisé les proportions par deux et ça ne m’a fait que 2 ramequins… qui sont tout de suite partis, je peux te l’assurer!

    erathrya, j’ai bien pensé à ça, tu imagines, surtout que c’est ce qui m’est arrivé un certain nombre de fois et je sais combien ça fait mal. MAIS… comment est-ce que je peux deviner si ses révisions seront assez bonnes ou pas? Comment je pourrais décider pour lui/elle que ses révisions ne serviront à rien? On ne sait jamais! Avec mes conseils et ceux d’un autre “reviewer” ou deux, il/elle arrivera peut-être à transformer son article pour qu’il soit assez bon la deuxième fois! Et comme je le dis à la fin de mon post, même si l’article est rejeté la deuxième fois, il aura été amélioré et sera prêt pour être envoyé à un autre journal. Non? Je ne pense pas que des révisions puissent être une perte de temps, au contraire. Et le fait que je suggère “revise and resubmit,” ça me force à donner plus de conseils, alors que si je dis juste “reject,” ça ne va pas aider l’auteur à améliorer son article.

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  7. mouton

    Joli papier.

    J’ai moi aussi tendance à favoriser le revise and resubmit ou acceptance depending on major revisions.

    Mais en lisant ton papier, je me suis demander si nous, les jeunes chercheurs ou chercheur en début de carrière, n’avons pas tendance à etre trop indulgent avec nos coreligionnaires sachant ce qu’il en coûte d’écrire un papier. “ok le papier est pas terrible mais le mec est un jeune itou et il en a ch… pour soumettre ca”.

    A l inverse, je suis toujours étonné de voir passer des articles vraiment mauvais mais écrit par des pontes.

    Alors le referee est-il vraiment objectif et comment l’etre?

    Je ne pense pas qu’on puisse juger un travail sur ses propres capacités (du style se poser la question “est-ce que moi j’aurai soumis ce papier en l’état? “) car en général on est trés dur envers son propre travail (“non j aurai jamais soumis cette daube ->reject”) et on a un gros égo (“c’est pas ca qu il fallait faire -> reject”).

    feedbacks welcome…

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  8. catherine

    en effet, ton billet est très intéressant!
    il y a très longtemps, j’ai écrit une thèse sans l’aide de personne (hormis mon chéri) et je suis sûre que mon directeur de thèse ne l’a découvert que le jour de la soutenance!! ( je plaisante, mais pas trop!)
    mais, bon, ce n’était pas vraiment de la recherche comme les articles que tu peux publier… ou d’autres doctorants par exemple…
    ce n’était qu’une thèse “obligatoire” de fin d’études..
    avec de l’aide, mon “pavé” aurait été peut être plus “passionnant”!
    donc si tu penses que l’article est médiocre, il faut le dire et argumenter! tu as tout à fait raison!!
    et l’auteur devrait te remercier d’avoir buché sur son article!

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  9. Et si tu rajoutais le vin que tu vas boire avec tes recettes?
    Tu t’es decrite y’a pas longtemps comme “nouvelle amatrice” de vin, montre-nous donc ceux que tu aimes et avec quoi tu les bois.
    C’est toujours interressant de voir les choix des “nouveaux” pass’qu’au moins ils “osent”.

    En tout cas, moi, j’aimerai bien voir ca.

    PS: et alors ma carte des vins pour ton JdA ca a ete?

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  10. mouton, mais qu’est-ce que ça nous coûte d’être “trop indulgents”? Franchement, on a déjà assez de crasses dans la vie en général, alors pourquoi serait-ce mal d’être un peu sympa avec quelqu’un, surtout que ça ne coûte rien? Je n’ai pas été particulièrement sympa non plus, hein, je dis bien que j’ai démoli son article, à l’auteur, et je lui ai bien montré où il y avait des problèmes et ce qui manquait, etc. Mais je lui ai aussi offert des conseils parce que c’est avec les conseils des autres que mes propres articles se sont améliorés. Alors?

    catherine, tout est anonyme: je ne connais pas le nom de l’auteur et l’auteur ne sait pas qui a critiqué son article… mais j’espère qu’il ne sera pas trop déprimé et comprendra que j’ai essayé de l’aider (merde, c’est exactement ce que m’a écrit la personne qui m’a démoli mon dernier article… ça ne m’a pas empêché de lui en vouloir à mort… )…

    Le Piou, quand’même, je ne bois pas de vin tous les jours ni avec tous mes repas! Mais OK, quand j’essayerai des nouveaux vins, j’en parlerai ici (d’ailleurs, c’est ce que j’ai déjà fait une ou deux fois). Et oui, nous avons suivi tes conseils et c’était parfait (sauf qu’on n’a finalement pas ouvert le Pouilly fumé) 🙂

    E. ouf, tant mieux 🙂

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  11. Très intéressant ce billet.

    Pas facile comme démarche déjà de soumettre un article, pire de se faire démolir-heureusement que c’est anonyme 😯

    Mais pourquoi ils n’expliquent pas tout ça au départ? Je veux dire que s’ils ne t’avaient jamais demandé d’en évaluer un d’article… t’aurais jamais su que c’était quelqu’un comme toi qui a fait l’évaluation de TON article???

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  12. D’une manière générale, c’est toujours une bonne chose de se dire que les gens en face de nous sont comme nous, avec leurs qualités, leurs défauts, leurs peurs, leur ego, … Ça aide souvent à mieux comprendre.
    Ça doit être très formateur comme truc aussi pour toi, parce que ça t’oblige à argumenter, à réfléchir sur comment améliorer un raisonnement que tu n’as pas conçu toi-même, … Je suis sûre que ça va t’aider, et que si ton article est rejeté une 5e fois, la 6e sera la bonne !
    (ou alors il est déjà accepté, ce qui te met sur la liste des gens dignes de faire des critiques 😉 )

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  13. Je me rends compte que nous sommes plusieurs à baigner dans le même univers. 🙂

    La plus grosses des deux revuee pour lesquelles je travaille rejette plus de 80% des articles qu’elle reçoit. Parmi ceux qui sont publiés, la majorité passe au “revise and resubmit”. C’est dur pour la majorité des chercheurs qui passent des mois sur des articles (je suis en sciences économique, et une une revue horrible bourrée d’équations), mais on publie aussi beaucoup de jeunes chercheurs. On a même un prix, avec des sous, pour les encourager.

    Les arbitres/referees, sont souvent pris par les Co-Editors dans la bibliographie. 🙂 Finalement, ce sont toujours les mêmes noms qui tournent…

    Tu as bien fait de donner plein de conseils. Les Editors apprécient beaucoup quand on se donne de la peine pour aider un auteur. Ça donne aussi une bonne image de soi, quand on fait un bon rapport.
    Si tu voyais certains rapports que je reçois… trois lignes, parfois méchants. Mais souvent, l’Editor n’hésite pas à faire faire un autre rapport par quelqu’un d’autre. Et il ne lui demande plus rien (ce qui est peut-être le but souhaité, remarque).

    Tout ça pour conclure que j’adore la crème brûlée! :-a

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  14. Mouton: oui, mais les Editors ne s’appuient pas sur un seul rapport. Il en faut au minimum deux, voire trois dans ma discipline. La plupart du temps, ça concorde, mais j’ai déjà vu des trucs super bizarres:
    Referee A qui dit ouais, super génial, ça va révolutionner la literature, et on doit le publier tout de suite
    Referee B qui dit c’est complètement naze, ça aurait dû être refusé tout de suite.
    Là, l’Editor, il rame. 😉

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  15. !Béo! ils expliquent ça au départ, plus ou moins, mais quand tu es une petite jeunette et que tu envoies ton premier article, et que tu reçois des pages et des pages de critiques dans tous les sens, c’est super impressionant et tu ne penses pas nécessairement que c’est “pour ton bien.” Tu as l’impression que ce sont de grands experts qui t’on envoyé ça, des gens qui savent tout, qui ont toujours raison… alors que les critiques ne sont pas nécessairement toujours justifiées. Mais ça, au début, tu ne le sais pas, et même si tu le sais, tu ne sais pas quoi trop faire… tu as l’impression que tu doit TOUT changer comme on te le dit, et tu n’oses pas répondre que tu n’es pas d’accord avec certaines critiques. Ca s’apprend petit à petit 🙂

    Lune, hélas, si la 5ème n’est pas la bonne il n’y aura pas de 6ème. En réalité, ce journal ne donne qu’une seule chance de “revise and resubmit” mais moi j’ai renvoyé l’article comme si c’était un nouvel article, quand il avait été rejeté… Mais là, il faudra que j’essaye un autre journal… je veux même pas y penser!

    Olivier 😆 merci (sincèrement) pour tes commentaires. J’avais même pas pensé au coup de google!! De toutes les manières, c’est effectivement souvent facile de deviner soit l’auteur de l’article, soit l’auteur des critiques, et je me rends compte que les gens qui ont dû lire mon article devaient bien savoir qui j’étais, parce que peu de gens font le genre de recherche que je fais. Pour un très gros article, j’avais reçu des reviews de NEUF personnes (22 pages au total)! J’avais deviné au moins six de ces gens… surtout que parfois, ils disent “vous avez oublié de citer cet article super important écrit par Smith…” et tu devines très bien que Smith c’est eux! Après, à la conférence suivante, je disais à ces gens (on se connait tous, en plus) “ah, vous avez donc lu mon article?” et ils répondaient que oui, effectivement… c’était très marrant.

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  16. Perso, j’ai plutôt souffert de l’excès inverse. Les quelques articles que j’ai publiés ont paru dans “Mélanges offerts à…” ou des actes de colloque. Personne ne s’est vraiment donné la peine pour me relire ni même me conseiller. Quelques années plus tard je m’aperçois que ce que j’ai pondu est nul, nul, nul! Quelle honte! Si seulement j’avais eu une relecture, même pour me démolir!

    Ceci dit, une 5e démolition, ça commence à bien faire 😉

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  17. Holly cow, je viens de googler le titre de l’article en question et j’ai effectivement trouvé l’auteur… qui n’est pas du tout débutant 😆 Trèèèèèèèèèèès intéressant!

    Gryphon, si tu veux, tu m’envoies tes articles et je te critique tout ça vite fait bien fait en 25 pages 😉 (Je plaisante mais je comprends ta frustration). Pour la 5ème démolition, ouaip, là je pense pas que mon égo le prendrait très bien… j’ai vraiment la trouille, en fait, et je regarde tous les jours dans ma boîte aux lettres avec appréhension en me disant des trucs super intelligent du genre “s’ils me rejetent, il fait trop froid pour me jeter du 30ème étage aujourd’hui, faudra faire ça demain…”

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  18. dieudeschats, moi je tangue et je verse 😉 Mais déjà, grace à toi, j’écris diZaine et non plus diXaine, alors n’abandonnes pas, dans dix ans tu m’auras peut-être appris le français 😉 (lien réparé, merci).

    Pour l’auteur nul, oui, je dois avouer que j’ai été surprise… et j’aurais dû être plus sévère 😉

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  19. Madame sait tout

    dites, ma brave dame, je veux bien continuer a voter pour ton blog culinaire, mais je trouve quand meme que le fait que tu n’aies pas fait de galette des rois le 6 janvier est en dessous de tout! Non mais!!!

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  20. Dans votre domaine je ne sais pas, mais en sciences (environnement plus particulièrement) y a trop de publi et trop de merdouilles. Du fait de la course au publis, les gens publient 2, 3 voir 4 papiers plus que moyens, au lieu d’en publier 1 bien, voir fabuleux . Je ne crache pas sur les scientos (j’ai été obligée de faire de même durant ma thèse), c’est le système qui est débile et qui juge à la quantité plutôt qu’à la qualité. mais je trouve que cela met tout les mois des centaines, voir des milliers de papiers “sur le marché” qui se perdent dans la masse, il est alors de plus en plus difficile de connaître tous ce qui sort, bref les infos sont répétées à l’infinie… Tous ça pour dire que je pense que tu ne devrais pas réfléchir en ces termes. Si c’est un bon papier, avec des résultats nouveaux mais mal écris, mal présenté, mal discuté revise and resubmit. Sinon reject. Tu n’es pas la pour faire du sentiment, et surtout pas pour te mettre à la place des auteurs… Si tout le monde le fait au sentiment on se retrouve avec des tonnes de papiers insipides… Enfin c’est mon point de vue bien sur et pour ne pas faillir à cette règle, j’ai toujours refusé de réviser des manuscrits, ainsi je ne suis pas tentée de ne pas suivre mes propres conseils…

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  21. bergère, ouah, tu as toujours refusé de reviser tes manuscripts?? Ca veut dire que tu passes un temps fou à écrire un article et s’il n’est pas immédiatement accepté, tu le renvois à une autre revue? Jusqu’à ce que quelqu’un l’accepte? Dans mon cas, je n’aurais jamais pu faire ça, je ne suis pas assez douée. J’ai beaucoup appris grace à ce processus de révision et je n’oserais jamais dire que mes articles sont assez bons pour être acceptés sans révision. Bravo à toi d’être si douée, mais je ne pense pas que ça soit le cas de tout le monde 🙂

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