c'est pas moi je l'jure!

dans ce train

Chères amies et chers amis, aujourd’hui j’ai un petit exercice pour vous, et c’est un petit exercice très important pour moi aussi parce que vos réponses pourront sûrement me donner des idées. Alors je compte sur vous!

Dans les commentaires, faites une liste d’environ dix (ou plus ou moins) objets, personnes, endroits, ou plats (ou autres) qui ont eu une grande place dans votre enfance. Des choses/personnes qui ont eu beaucoup d’importance ou un impact très important dans votre jeunesse (entre environ 3 et 12 ans). La trame sur laquelle ont été tissées vos jeunes années. Cela peut être des choses/personnes/lieux qui ont eu un impacte positif ou négatif sur votre vie.

J’essaye de faire ma liste mais je ne me rappelle de pratiquement rien de ma vie avant notre déménagement en Suisse (à 8 ans). Je suis sûre que je rajouterai des trucs sur cette liste au fil des jours qui viennent:

  • le piano
  • Madame Rosenberg (prof de piano)
  • l’église de Laboissière
  • la pizza de ma mère
  • les déménagements constants
  • mes premières cassettes de musique classique (concerto pour clarinette de Mozart, danses norvégiennes de Grieg (je n’ai jamais réussi à retrouver un enregistrement professionel de ces danses au piano à quatre mains!), concerto pour mandolines de Vivaldi)
  • les hôpitaux de Lausanne
  • le gruyère que mon père adorait et qui énervait ma mère
  • mon amie Nadia et mon ennemie jurée, Nicole
  • les engueulades de mes parents
  • la couronne de l’avent et les histoires de Noël que nous racontait mon père
  • la Migros (et son burro di cucina qu’on a utilisé pendant des années)
  • les annonces en français et en allemand dans les trains et les gares suisses (meine Damen und Herren, in wenigen Minuten erreichen wir in Renens ein. Nächste Halt, Lausanne)
  • le petit déjeuner en famille tous les matins avec les tartines et le “citron chaud”
  • la série des Contes et Légendes (de l’histoire Grècque, de l’ancienne Rome, de l’Egypte ancienne, etc.)

Allez, à vous, lâchez vos coms’ 🙂

39 comments

  1. Ma copine Cathou qui est partie (à Fribourg!) quand on avait 10 ans
    L’entrée au Collège après les examens réussis
    Les WE au chalet à Morgins
    Rentrer de l’école (enfantine) avec la maman d’un copain qui nous mettait à trois sur son Solex et le poussait le long de la route
    Le rhume des foins qui me fermait les yeux
    Aller à l’école complètement shootée par les médicaments contre le rhume des foins
    Les bronchites asthmatiques
    Milch-latte-lait
    Lait Drink
    La tape sur les fesses reçue à l’école primaire (2è année?) parce que je n’avais pas mis mon nom sur la fiche
    L’après-midi passé à l’école (enfantine!) punie, debout entre deux armoires. Quand la maîtresse m’a libérée, à la récré, j’ai dit “non” et je suis restée tout l’après-midi
    Ma maîtresse d’école enfantine, qui s’appelait Mme Conne (pour de vrai!) et qui en était une belle, de connasse, et qui nous interdisait les gommes… les crachats sur le cahier d’écriture pour “effacer” les ratures au crayon…

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    • Merci ❤ Pauvre Mme Conne quand même, elle aurait dû changer de nom!! Tu m'as rappelé que moi aussi je souffrais énormément de rhume des foins, et ça m'est resté jusqu'en Indiana (peut-être parce qu'il n'y avait pas de foin là-bas, que des champs de maïs!) 🙂

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  2. catandfivecats

    j’ai très peu de souvenirs de mon enfance, qui a été plutôt heureuse, mais je fais un blocage
    alors quelques souvenirs en vrac,
    les vacances en Espagne, à Salou, sur la plage, le vent et le sable qui vole, nous qui mettions 2 jours en voiture pour aller de Lorraine à Salou,
    mon instit de CP, Mme Legendre, et mon prof de français de 6ème, M. Duchâteau, avec qui on a écrit un “livre”, je n’ai aucun souvenir d’autres noms d’enseignants
    ma meilleure copine Danièle, perdue de vue plus tard et c’est toujours une souffrance..
    un choc, une amie décédée très jeune, d’une maladie de sang, je l’ai compris plus tard pendant mes études
    les cours de rotin,
    les cours d’équitation,
    mon admiration pour le piano (commencé 50 ans plus tard) et la poterie (commencé 40 ans plus tard)
    le déménagement à la campagne, avec un grand jardin, je n’ai plus jamais habité en appartement (sauf mes années étudiantes), de là mon amour des plantes
    voilà, pas grand chose d’autres avant 13 ans..

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    • Merci ❤ Oh c'est marrant, tu me rappelles quelque chose avec le rotin (je n'aurais même pas retrouvé le mot sans toi!)… j'ai dû en faire mais je ne sais plus ni quand ni quoi ni où, c'est étrange 🙂

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  3. Samantdi

    Mon grand-père et moi sur le chemin de l’école
    Mon grand-père qui me lavait les cheveux dans une petite bassine bleue émaillée
    Mon chat noir Bamboula ( dans les années 60 ce nom ne faisait pas polémique)
    Couchée dans le jardin je regarde le ciel et j’invente des histoires à partir de la forme des nuages
    Mon cousin Frank : on joue, on se déguise et je suis jalouse de l’attention que les adultes lui portent
    Mon amitié avec Chantal : nos conversations et nos livres lus et échangés
    Mon vélo et la liberté d’aller à l’école toute seule
    Un tablier bleu à carreaux Vichy pour remplacer le tablier bleu marine imposé à l’école primaire publique de mon village ( c’était avant mai 1968!)
    Une sorte de médicament affreux, un sirop rouge sang vermifuge, qu’on me forçait à boire
    Ma phobie des médecins et mes séjours à l’hôpital
    Vomir dès que je monte dans une voiture
    Regarder dans les placards de ma mère, admirer ses robes, mettre mes petits pieds dans ses chaussures à talon et marcher dans la chambre (elle ne me voyait pas bien sûr)
    … Je pourrais continuer toute la journée ! Pourtant il me semble que je n’ai pas tant de souvenirs que ça… Une fois que ce passé a disparu, avec la mort de nos chers proches, les souvenirs reviennent beaucoup, je crois que c’est un des processus du deuil…

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    • Merci ❤ Mes grands parents ont aussi eu une place importante dans ma vie mais on ne les voyait pas souvent hélas, comme on habitait loin. Tu me rappelles les rares moments où on était chez eux sans nos parents et on regardait Thierry la Fronde à la télé 🙂

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  4. Observer les étoiles étendus sur une couverture avec mon papa
    Le porridge de mon papa
    Mon amie Karine perdue de vue lorsque j’ai déménagé à 8 ans
    La jeune famille B chez qui j’aimais bien me réfugier, puis le décès de Mme B
    La mort de Claude François (ah ben non, c’est pas positif 🙂 )
    Jouer dans les fontaines avec mes playmobiles
    La peur d’entendre mon coeur s’arrêter de battre
    Grignotter les pâtes crues
    Les casseroles disséminées dans tout l’appartement pour récolter la pluie qui goutte à l’intérieur
    Les grandes parties de cache-cache tard le soir durant l’été
    Les parties de cartes durant la récréation avec le prof lorsque j’avais 9 ans
    Me défouler sur ma soeur lorsque les parents étaient absents afin de me venger de tous les problèmes qu’elle me créait lorsqu’ils étaient présents
    M’évader dans mes rêves pour fuir un monde qui ne me convenait pas
    Les fumigations pour lutter contre le rhume des foins (on ne parlait pas encore d’allergie…)
    L’emménagement à Nyon dans ce merveilleux appartement à 13 ans

    Quel est le but de ces listes parce que tu n’en parles pas ?

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    • Merci ❤ Tu me rappelles que mon père connaissait lui aussi les constellations et il nous a appris à les reconnaître 🙂 Le but de cette liste est de me rappeler des tas de choses sur ma vie à travers vos listes parce que j'ai beaucoup de difficulté à me souvenir de mon enfance, surtout des bons moments. Et de mieux connaître mes lectrices aussi, bien sûr!

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  5. La zia

    8/13 ans, c’est qualifié la période de latence, celle avant le réveil des hormones…..alors quelques souvenirs “calmes” i.e sans les émotions de la petite enfance ni les exagérations de l’adolescence :
    – faire des courses chez l’italien sur le marché,
    – l’atelier de Papa qui se montait au fond du jardin et les meubles qui en sortaient,
    – les livres devant lesquels on rêvait à la devanture du libraire et qui coûtaient cher.
    Trilby, Hélène, la collection rouge et or.
    – l’école que j’adorais et qui me manquait tant les dimanches d’ennui et les vacances d’été,
    – la neige, y’en avait bcp ds ces années là et les pieds trempés ds des chaussures en cuir !!!!
    – le club des formidables que menait ma soeur,
    – les patins à roulettes où j’étais la championne
    – mon petit vélo bleu
    – quelques souvenirs de vacances à Rimini avec escale à Coritina et Villa Santina,
    – le jardin potager de Papa et les conserves de petits pois, les mirabelles à Achain,
    – quand Marcelle, une amie de Maman, venait en vacances et qu’on allait en Allemagne acheter illégalement des balances de ménage qu’elle planquait sous nos sièges quand on passait la frontière. On se prenait pour Fantômette…..
    – les bratwurst de la Kirb qui avait lieu fin août tous les ans. Ah! Les manèges …

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  6. A l'ouest

    Toi aussi les “contes et légendes” ?! Ça a enchanté mon enfance.
    – Il y avait aussi un livre de contes russes que je n’ai jamais retrouvé, avec de splendides illustrations.
    – Le tambourinement de la pluie d’orage sur la véranda de mes grands-parents.
    – la “parisienne aux noisettes” à l’heure du thé et la boîte en fer pour le chocolat ornée de personnages de comptines anglaises.
    – la soupe de poireaux pleine de fils (pouah) et le gratin de poireaux béchamel (miam).
    – Quand on partait en voiture et que j’étais malade au bout de 10 km.
    – quand on faisait les courses à la “copée” Michelin de Clermont.
    – Le son des concerts classiques que mes parents écoutaient le soir, à travers ma porte de chambre.
    – La fois où j’avais tant traîné à partir à l’école que ma mère était si loin devant que je ne la voyais plus (grosse panique).
    – lorsqu’on m’a coupé les cheveux pour la première fois l’été de mes 7 ans.

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    • Merci ❤ Je ne sais pas si on avait le même livre de contes russes mais je revois le nôtre et il était effectivement magnifique, je me demande où il est passé 🙂 Tu me rappelles les nombreux voyages qu'on a fait en famille, dans une voiture bien trop petite pour quatre enfants, et il devait toujours y avoir un de nous qui était assis dans le coffre où on installait un matelas…

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  7. Mes frères,
    Ma chambre,
    Le bac de l’île de Ré,
    La brioche vendéenne,
    Le marché de LR,
    Mon vélo,
    L’école maternelle,
    La maison de la culture,
    Nos petits soldats,
    Mes copines.

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    • Merci ❤ En parlant de brioche, tu me rappelles l'excellente brioche suisse, la cuchaule, brioche très jaune grâce à l'ajout de saffran, miam 🙂 Kine70 (ci-dessus) en avait une pour le petit déjeuner que j'ai pris chez elle lors de mon dernier voyage en Suisse et c'était un vrai délice (et en plus elle en avait une deuxième que j'ai emportée chez ma mère)!

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  8. Giséle

    Les colères de mon père
    Les robes que me cousait ma mère
    Les vacances, petites et grandes, á la mer
    Ma grand mère maternelle (et adorée)
    Mon amie Beatrice
    Un accident de voiture à 11 ans
    La cuisine de ma mère
    Les livres de la la comtesse de Ségur dans la bibliothèque rouge donnés par ma mère

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  9. Biquette

    Les trajets en vélo avec mon père, moi assise sur le porte-bagages, les pieds dans les sacoches.
    Lire, tout et partout, de la comtesse de Ségur quand j’étais petite à Hemingway plus tard.
    Mes séjours en aérium pour essayer de me faire grossir, en vain.
    La naissance de ma nièce, j’avais alors 8 ans et j’étais très fier d’être tante!
    Le jardin de la maison où nous avons déménagé après avoir vécu en centre ville (Lyon).
    Françoise mon amie, ma soeur de coeur aujourd’hui disparue, hélas…
    Les cerises que mon frère me lançait, lui dans l’arbre, moi avec mon tablier tendu en-dessous.
    L’agression sexuelle dont j’ai été victime à 10 ans. Le coupable était un de mes oncles…
    Les bugnes que faisait ma mère pendant qu’on était à l’école et qu’on découvrait en rentrant, hum!
    Le pyjama style japonais que ma soeur m’avait ramené de Paris où elle faisait ses études.
    La première fois où j’ai vu des vaches!
    Les crises de fou-rire avec mes copines à l’école.
    Les feuilletons à la radio qu’on écoutait le dimanche matin en famille.
    Voir ma mère pleurer devant la boîte-aux- lettres quand elle espérait en vain un message de mon frère aîné qui faisait son service militaire au moment de la guerre d’Algérie et dont on est resté sans nouvelle pendant des mois.

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    • Merci ❤ Je suis désolée que tu aies dû vivre des moments si difficiles, la vie est trop cruelle parfois! Moi je suis devenue tante beaucoup plus tard, à 33 ans je crois, mais c'est l'une des plus grandes joies de ma vie 🙂 Et avec tes bugnes, tu me rappelles les boules de Berlin qu'on trouvait à la Migros en Suisse, ces beignets remplis de confiture de framboises, ohhhhh….

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      • Biquette

        Les choses de la vie nous construisent: les bonnes et les mauvaises. J’ai développé très tôt une forme de résilience qui m’a sauvée de ce qui aurait pu être un désastre!
        Avec ton souvenir de confiture de framboises tu me rappelles un genre de petite gaufrettes rondes fourrées à la confiture de framboises dont on ne faisait qu’une bouchée! Divin!

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  10. laurence @lopalomita

    la neige en quantité et même à Pâques
    le ramassage des chataîgnes
    la cueillette des champignons dans la campagne brumeuse tôt le matin
    la préparation de Noël à l’école
    mes animaux, chats et chiens
    les goûters au retour de l’école
    le bout de jardin que je cultivais, les saisons des fruits
    ma liberté à vélo, j’allais loin, loin !
    l’ennui l’été, les grosses chaleurs et le bruit du tour de France en fond
    le plaisir de la lecture, grâce à la bibliothèque !
    le goût du Kouglopf frais une fois en Alsace
    le bruit de la pluie sur la toile de tente, j’adorais !
    le ski en colo une fois par an , j’adorais aussi !
    le solfège et le piano imposés , je détestais avec les deux connasses de prof sévères et non pédagogues
    la chorale et le voyage en Autriche au collège
    le repas du dimanche avec mon père qui cuisinait
    … ça c’était avant la crise de l’adolescence qui a justement commençé vers 12 ans !
    ils en ont un peu bavé, mais ils étaient si différents, si peu pédagogues mes parents
    j’ai tout rejeté en bloc : ce qu’ils étaient, ce qu’ils faisaient, ce qu’ils disaient…
    pourtant j’ai plutôt de bons souvenirs d’enfance… mais qu’est-ce que je me faisais chier

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    • Merci ❤ Ah ça, moi aussi l'adolescence ça a été un enfer!! En fait, ça ne s'est pas terminé jusqu'à très tard, mon départ d'Europe à 23 ans, et même là… Tu me rappelles les cours de solfège du concervatoire, moi j'adorais ça et j'étais super forte, et puis les marrons chauds des marchés d'automne, et parfois mes parents en faisaient dans le four à la maison, miam 🙂

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  11. wam

    alors, en vrac et sans réfléchir, ce qui me vient spontanément à l’esprit :
    – mon papa 😀
    – la gentillesse, la bienveillance et la droiture de ma grand mère paternelle
    – Le quartier où j’ai habité de mes 3-4 ans à mes +/- 10 ans, près de Nantes, les jeux dans le “petit bois” derrière le lotissement, les copines, les voisins, l’ambiance un peu bab’ années 70
    – le déménagement plus à l’Ouest (ce qui marque selon moi la fin de mon enfance ; ce qui est flippant, quand j’y pense, parce que c’est l’age de ma fille et je trouve qu’elle est bien trop jeune pour penser que son enfance est finie :-/ )
    – les voyages dans les fourgonnettes successives que mes parents aient achetées et que mon père avait aménagées tout seul. les longs trajets et voyages ; les nuits dans des “bannettes” en toile, à côté de mon frère ; les pieds qui cognent dans la cocotte minute quand j’ai grandi
    – les sorties “cueuillr des mûres” en automne , en famille, avec un crochet fabriqué par mon papa pour aller chercher celles qui sont loin loin loin
    – les sorties en bateau (à voile exclusivement) avec mon papa et mon frère, partagée entre c’est chouette et keskonsfèchiervachjéfroi
    – les soupes TOUS les soirs d’hiver. bêêêêrk. (bon, en fait, mais c’est tellement associé aux soirs froids, humides et sombres d’hiver, que bof, quoi)
    – les mois de juillet sur la presqu’ile de Quiberon avec mes oncles tantes cousins cousines et grand mère (côté maternel); les niniches du 14 juillet ; les mais pourquoi je ne peux pas avoir celle au caramel chaud ???? ; les générations de cousins qui détruisaeint mes chateaux de sable, les chateaux construits, les avions publicitaires, les rochers escaladés, LA sortie sur la côte sauvage…
    – les tartes aux abricots de ma maman dans la drôme
    – le chantier, les odeurs de platre et de bergerie, le bruit des mouches et des moutons, dans la maison (et le village) que mes parents ont achetés dans la Drôme [désolée pour le côté bancale de cette phrase]
    – ,les dimanches matin à la piscine en famille (il n’y en a pas eu beaucoup en réalité, mais j’ai l’impresison que si)
    – les sorties scolaires tristes et humides à Brest
    – les Noël dans la grande maison rennaise de ma grand mère maternelle, avec des fois mes cousins (bébé)

    Je me rends compte que j’ai eu une enfance douce, lumineuse et très orientée famille. Je me demande s’il en sera de même pour mes enfants. je n’en suis pas certaine.

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    • Merci ❤ Miam, l'été on allait dans une maison au bord de la mer et il y avait un superbe verger où poussaient des abricots et des pêches qu'on allaient voler la nuit et qui étaient encore chauds du soleil–parce que mes arrières-grands-parents ne nous avaient bien sûr pas donné la permission d'y aller! Et puis on allait cueuillir des mûres et ma mère en faisait une glace aux mûres absolument divine, avec du fromage blanc je crois, je rêve d'en remanger 🙂

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  12. Merci, joli exercice, le jour où je lis “L’oubli, vertu capitale de notre mémoire” dans le Temps! https://www.letemps.ch/sciences/2017/07/04/loubli-vertu-capitale-memoire

    Je me souviens
    – de mon séjour de 3 semaines chez une tante, à la naissance de ma soeur, à l’âge de 2 ans. Aucun souvenir de ma soeur à cette époque 😉
    – des nuits de Noël: on nous réveillait pour aller à la messe de minuit, interminable, et au retour seulement, nous avions droit de découvrir le sapin illuminé par de vraies bougies et nos cadeaux!
    – de mon premier (et unique!) animal domestique, Pinou, un petit lapin noir, mort prématurément, écrasé accidentellement par le cheval
    – de nos deux trottinettes, rouge et verte (nous étions trois)
    – des soirs d’orage au chalet avec ma tante, où elle nous contait des histoires de fantômes
    – des longues après-midi passées en forêt, en juillet-août, en bandes avec copains, frères et soeurs et cousines
    – de ma première descente à ski, sur une route du village, où mon père m’avait lancée, sans que je sache ni tourner ni freiner. Seul moyen de m’arrêter, m’asseoir, sur une route verglacée…. Dilemme!
    – des histoires que nous lisait la fille au pair suisse alémanique, dans un livre de contes en allemand, le soir, toute la fratrie réunie autour d’elle dans un grand lit
    – de l’été passé seule avec mon grand-père dans un chalet d’alpage, j’avais 8 ans, il n’était pas très causant et regrettait tellement que je ne sois pas mon grand-frère!
    – du goût des tartines de pain frais et de la confiture d’abricot juste confectionnée par ma mère
    et plein d’autres choses 😉

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    • Merci ❤ Ohh la fille au pair suisse alémanique!! Je n'arrive plus à me souvenir bien d'elle, elle venait de Berne je crois, Ruth, tiens, peut-être, elle a dû venir passer deux ou trois étés avec nous… Je crois que sa soeur est venue un été aussi, et elle était née un 29 février, ça nous semblait extraordinaire 🙂 Les parents avaient une boutique de jouets en bois superbes, il me semble.

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  13. Alors: les dimanches chez mes grands-parents paternels (je rêve souvent de leur maison)
    les étés chez mes grands-parents maternels, et cette odeur si caractéristique de leur cave (une odeur d’essence et d’humidité, en fait)
    la confiture de fraises de ma grand-mère, et le goût des fruits chauds dans ses tartes
    le chalet au bord de la mer de ma tante D.
    la piscine, ou les piscines: Ledru-Rollin, où j’ai été avec l’école, et puis Charonne, où j’ai appris à nager et fendu le menton de ma copine Sophie
    Mme Saouter, à qui je dois le peu que je sais en musique
    mon copain/voisin Guillaume
    la librairie-papeterie sur le chemin de l’école
    le jardin de l’immeuble, où nous faisions du vélo avec ma soeur et les copains
    Mme Loukas, qui nous a emmenés en classe verte au temple sur Lot

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    • Merci ❤ Quand on n'allait pas au bord de la mer en été (avec cinq générations de famille!), on allait parfois dans la maison de campagne de mes grands parents paternels. Je me souviens bien de ma chambre, petite, avec un lit tellement vieux qu'une fois enfoncée dans le matelas qui devait avoir 150 ans, il était presqu'impossible d'en ressortir! Je crois qu'on l'appalait "la chambre de Tante Mène"… et je me souviens y avoir lu le premier livre que j'ai tellement adoré que je me suis forcée à n'en lire qu'un chapitre par jour sinon je l'aurais terminé en une nuit 🙂 (C'était Mon amie Flicka.)

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  14. Céline

    Lectrice fidèle mais silencieuse, pour une fois je me lance:

    -les vacances à Quiberon chez les grands parents avec les cousins/cousines/copains: qqun disait “on fait le tas” et on se mettait à 10 sur le lit de mes grands parents et on se passait la gameboy pour jouer à Tetris.
    -les vacances à la montagne, que je détestais car ça me tirait trop les mollets, à en pleurer. Plus tard, un kiné m’a dit que j’avais les tendons un peu trop courts, deux mois d’étirements plus tard j’arrivais à poser ma tête sur mes genoux et j’étais devant dans les montées!
    -le bruit de la pluie sur le toit de ma tente canadienne, avec la chatte qu’on emmenait en vacances lovée avec moi dans le duvet.
    -les gouters sur la plage du moulin rouge, baguette/chocolat noir ou au lait/beurre fondu/sable. Trop bons!
    -la fois où mon frère est tombé dans le port de portivy en plein mois de mars et où on a presque réussi à le cacher aux parents.
    -quand on accompagnait mon cousin et ma cousine pour le mois d’été chez leur père et qu’on n’avait pas le droit d’entrer dans la maison ni de les voir du mois alors que les deux maisons étaient à 500m l’une de l’autre parce que mon oncle et sa nouvelle femmes étaient des connards.
    -mon instit de CM2 qui secouaient la tête des mauvais élèves en leur attrapant les petits cheveux derrière l’oreille.
    -les repas de famille chez mes grands parents paternels où après les gateaux de la boulangerie il y avait du gâteau breton ET du far breton ET des fruits et ma grand mère qui ne comprenait pas qu’on ne prenne pas un peu de tout.
    -les repas de famille, mais de l’autre coté, avec mon arrière grand père qui nous faisait remarquer le goût savoureux du camembert, d’autant plus savoureux qu’il l’avait fauché..
    -les balades à vélo dans la campagne avec ma meilleure copine qui est partie sur paris quand on avait 11 ans (et qui m’a retrouvée l’année dernière 😀 )
    -la seule fois où ma mère a essayé de me faire manger des endives au jambon et où j’ai tenu bon pendant 1h devant mon assiette.
    -les disputes de mes parents dans le garage qu’on entendait deux étages plus haut, et finalement le divorce qui vient presque comme un soulagement.

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    • Merci ❤ Rohhh les endives au jambon c'est tellement bon 😉 Les repas avec mes grands parents paternels se terminaient toujours avec un petit café et pour nous les enfants, un "canard"– je ne sais pas si c'était un truc uniquement familial ou si c'est typiquement français, ce cube de sucre rapidement plongé dans le café et donné aux enfants 🙂

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  15. Seer

    La tablée de la famille le dimanche midi chez mes grands-parents.
    Le piano desaccordé des mêmes.
    Le couvre-lit en laine bleue dans la chambre de ma grand-mère.
    Leur immense jardin en pente, et le potager du grand-père, avec ses légumes, ses glaieuls et ses coloquintes.
    L’écossage des petits pois sur la terrasse en béton défoncé. Fallait m’empêcher de les manger crus.
    La perplexité que m’inspiraient les familles de mes copains avec le père à demeure.
    La planche de surf rose des vacances en Bretagne.
    L’odeur de l’appartement à 1 pièce que mes grands-parents maternels possédaient en Bretagne aussi… (le concept d’appartement qui me laissait d’ailleurs aussi perplexe que celui de paternité), et le lit pliant qui grinçait.
    L’emprunt clandestin des livres et des BD, toujours chez les grands-parents, rationné alors que je voulais toujours emporter tout le stock.
    Cette balle rebondissante en caoutchouc transparent avec des toutes petites étoiles en papier brillant à l’intérieur.
    Les jeux Pokemon mutualisés avec ma cousine (cette licence a l’habitude de sortir deux versions de ses jeux, avec pas tout à fait les mêmes bestioles sur les deux… Avec une version chacune on s’arrangeait pour tout avoir).
    L’énorme marche de la porte entre la salle de bain et la grange.
    Les soirées passées à lire dans ma chambre alors que le soleil jouait avec les feuilles du tremble par la fenêtre.
    A La Croisée Des Mondes, cette trilogie fabuleuse qui a coïncidé avec mon entrée dans l’adolescence.

    C’est beaucoup de choses complètement disparues, très liées à mes grands-parents, disparus en 2000 et 2001… Nostalgie.

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    • Merci ❤ J'ai aussi pas mal de souvenirs liés à mes grands parents paternels (qui sont toujours en vie d'ailleurs) et leur maison de campagne (où je ne suis pas retournée depuis au moins… dix ans je crois), et grâce à toi je revois cette énorme porte de la grange, et "le petit cabinet" de la grange où on se caillait les fesses, et tous les livres qu'il y avait dans cette vieille maison (ils doivent encore y être) et dont on profitait à fond pendant nos séjours là-bas, et le vieux tourne disques avec des vieux disques de Joan Baez et le trèèèès vieux piano complètement désaccordé dans "la grande salle" 🙂

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  16. Grenouille de Bruxelles

    Ah 10 madeleines de Proust?
    Sans ordre:
    -ma copine de cp: Mélanie que j’admirais beaucoup et que j’ai perdue de vue il y a plus de 10 ans
    – les vacances d’été et d’hiver à Val d’Isère
    -les étés chaud à lire dans la chambre ou dans le jardin
    -les cuilettes de fruits et surtout les beignets de myrtilles
    -la présence de Mémé
    -Les clafoutis aux cerises mangés en famille à souffler les noyaux
    -Les soirées d’été sur la terrasse
    -le livre que j’ai écrit d’après les essuie-glaces de la voiture
    -jouer à la maîtresse
    -la saison de ski avec les compétitions tous les week-ends

    Merci pour cette demande d’ouvrir la boîte aux souvenirs…

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    • Merci ❤ Ma Mémé nous faisait des tartes aux mirabelles (probablement de son jardin!) absolument divines et des boeufs aux carottes à tomber! Je nous revois dans leur salle à manger à côté du salon, tous assis à la grande table que mon Pépé avait probablement faite lui-même 🙂

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  17. Nathalie

    Les câlins du soir
    Les départs en vacances à 2 voitures
    La mort de mon grand-père
    La brouille familiale
    Mon opération
    Les livres
    Mon amitié avec Aline et Caroline
    La rivière
    Zelda
    Les grandes tablées
    Les films super 8

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  18. C’est formidable tous ces souvenirs. On se rend compte que toutes tes lectrices (il ne me semble pas avoir lu de souvenir de lecteur) malgré la différence de génération ont toutes des souvenirs superbes, comme quoi l’enfance est toujours l’enfance malgré les jeux vidéos 😉
    Moi c’est (dans le désordre) :
    Mes copines avec lesquelles ont faisait du patin à roulettes (ah, la route lisse idéale à trouver dans le quartier au fur et à mesure des réfections de rues).
    Les disputes avec mon petit frère, 4 ans de moins (qu’il était chiant celui-là).
    Le goût des tartines beurrées avec un carré de chocolat Poulain, ou tartines avec de la banane écrasée chez ma grand-mère maternelle.
    L’alunissage vu sur la télé de l’arrière grand mère.
    L’apprentissage du crochet avec cette même arrière grand-mère, ma grand-tante et ma grand-mère (côté maternel).
    Le Malabar et le Pif Gadget auquel j’avais droit quand j’allais chez ma grand-mère maternelle qui tenait un bureau de tabac.
    Le ramassage des fruits avec mes cousins (cerises, pêches, abricots…) dans le verger de mon grand-père paternel. Ils étaient plus jeunes que moi, picoraient dans l’arbre et faisaient leurs besoins de là-haut !!
    Les jeux dans l’ancienne épicerie désaffectée de ma grand-mère paternelle avec tous les sous (pièces à trou).
    Les “Merveilles” de cette même grand-mère, beignet très nourrissant cuit probablement dans la graisse de porc. Impossible d’en manger un complet.
    Pour l’école, ça n’a jamais été le top, trop jeune, trop petite, timidité maladive, je ne regrette pas du tout cette époque.

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  19. Les cours de piano et de flute que ma mère me forçait à suivre. Je voulais danser pas pianoter.
    Une de mes profs de piano (je devais avoir entre 5 et 7 ans) qui avait soin de son frère qui avait été « gazé » durant la guerre. Il me faisait tellement peur, ce pauvre homme.
    Les concerts de fin d’année qui me faisaient frémir d’horreur.
    Les repas de viande que ma mère me forçait à manger et qui me rendaient super malade… surtout le foie avec plein de sauce au thé par-dessus. Rien que de m’en souvenir, j’ai la nausée.
    De même avec le lait… qu’elle me forçait à boire même si elle savait que j’y étais allergique depuis la naissance.
    Les pneumonies à répétition.
    Je posais toujours des questions et les bonnes sœurs au couvent n’aimaient pas. Alors, elles m’enfermaient dans une garde-robe sans poignée intérieure pour me faire taire. Elles m’avaient oubliée une fois et ma mère et le concierge m’ont cherché pendant une heure avant de finalement m’entendre pleurer et frapper dans la porte.
    Les trop peu nombreuses promenades à pied avec mon papa tout en mangeant des arachides en écales.
    Les tartines à la confiture de fraises que ma mère me faisait quand je rentrais de l’école. Je les mangeais en regardant mon émission favorite ou en lisant un de mes livres.
    La fameuse raquette de bolo avec laquelle ma mère aimait me taper.
    Quand ma mère rentrait les « long John » de papa qu’elle avait mise à « sécher » sur la corde, en hiver, par -40°C. Ils se tenaient tout seul debout en plein milieu de la cuisine et ça me faisait bien rire. Puis, elle devait sortir la moppe pour essuyer les flaques d’eau quand ils dégelaient.
    Mon premier tricot (un cache-col) commencé à l’âge de 3 ans ½ … je l’ai encore dans une de mes boîtes.
    Ma mère qui me montrait à coudre sur sa vieille Singer et mon premier tablier que j’avais aussi brodé.
    Accident d’autobus à l’âge de 4 ou 5 ans.
    Péritonite aigüe à l’âge de 13 ans.
    Ma tantine adorée et son amour débordant… comme elle me manque ☹
    Les super belles robes que ma mère cousait. Elle m’habillait toujours en princesse mais je n’aimais pas car elle me tapait si je me salissais. Je ne pouvais donc pas jouer.
    M’évader dans mon monde, dans mes rêves pour compenser mon mal de vivre avec une mère qui m’empêchait de tout faire… même d’avoir des amies.
    Mes patins à roulettes avec lesquels je patinais sur le trottoir devant la maison mais seulement quand maman voulait bien sortir sur le balcon pour tricoter. Autrement, je n’avais pas le droit de sortir ni d’aller au parc en face de la maison.
    Les *&?*&%$* de chapeaux-cloche-en-paille-qui-gratte que ma mère me confectionnait à chaque Pâques.
    Les chaussures en cuir patent qui me faisaient si mal aux pieds que j’en avais des blessures qui saignaient et les grosses Patof qui pesaient une tonne et que je détestais… quand je revenais de l’école (40 minutes de marche juste pour aller et pas de bus), mes bas (les bas de coton beige épais yuk) étaient tachés de sang.
    Les Noëls avec tous mes oncles, tantes, cousins et cousines chez mes grands-parents. C’était bruyant, je n’aimais pas beaucoup et un de mes cousins me pinçait à chaque fois qu’il le pouvait et on me punissait car ma mère ne me croyait pas et disait que je pleurais pour rien… jusqu’au jour où mon papa l’a vu faire… et là… il s’est fâché tout rouge.
    L’immense plaisir que d’aller m’asseoir dans le hangar de tôle pendant une pluie d’été avec un bol de riz au poivre, mes baguettes chinoises, ma couverture toute douce et mon tout nouveau Bob Morane.
    Mes heures de paix et de joie à la bibliothèque du couvent.
    L’achat de ma première plume fontaine avec ma première paye quand j’avais 13 ans. Oh! Ce que j’en ai entendu de maman d’avoir dépensé mes sous en de telles folleries… une follerie avec laquelle j’écris encore après bien des décennies.
    À l’Ouest me rappelle… malade en transport… même en tramway… c’était pas drôle.
    Et ma mère qui m’avait coupé mes longs cheveux sans ma permission… oh! Comme j’ai été traumatisée pendant pas mal longtemps!
    Bon… je pourrais encore continuer mais je crois que c’est assez comme ça 😀

    Que comptes-tu faire avec tout cela? On a bien hâte de savoir 😀

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  20. – Le potager et le verger dont mon père s’occupait à la place de notre vieille voisine, j’aimais beaucoup l’y aider même si les fourmis rouges ont mis un terme à ma vocation de jardinier
    – Les visites à la bibliothèque et la lecture avec lampe de poche sous les draps
    – Les disputes incessantes avec ma grande soeur qui se montrait agressive et jalouse, les seuls moments où nous nous entendions c’était pour se liguer contre nos parents
    – Les réveils avec sur le visage un gant de toilette passé à l’eau froide quand on ne se levait pas assez vite
    – Les stratégies et jeux que je mettais en place pour parvenir à éviter les câlins étouffants de ma mère
    – Les histoires surréalistes et poétiques qu’inventait mon grand-père maternel, et les promenades en barque qu’on faisait sur l’étang où je manoeuvrais toujours pour aller sous les branches basses des saules pleureurs où il faisait semblant d’être incommodé ou affolé
    – Les disputes entre nos parents
    – La vietnamienne sans dents qui est arrivée dans notre classe en cours d’année ; le prof que je me réjouissais d’avoir l’année suivante sauf qu’il est mort dans un accident
    – L’interdiction de manger certains aliments et l’impétigo
    – L’ostracisme relatif à l’école car j’avais des lunettes, portais des vêtements démodés et étais première de classe ; j’ai toujours eu l’impression de mieux m’entendre avec les adultes qu’avec les autres enfants
    – La corvée d’aller faire les magasins, je me planquais dans les rayons entre les vêtements qui pendaient, je détestais devoir essayer ce que ma mère choisissait, même si les vêtements habituels n’étaient pas mieux (des vieilleries récupérées de ma soeur, de cousins, de tantes, d’enfants de collègues et que sais-je)
    – Les repas de famille à Noël chez mes grands-parents, la petite maison que construisait mon grand-père avec des biscuits allemands, les inévitables pulls tricotés qui nous faisaient horreur, les remerciements insupportables car obligés
    – Le vieux piano d’une voisine qui me gardait le mercredi après-midi et sur lequel je “jouais” au hasard, ce qui m’a donné le goût de la musique et du piano en particulier – désespoir quand il a fallu suivre des cours de flûte car mes parents n’avaient ni les moyens ni la place pour un piano
    – Les “Lassen das Kind essen” de ma grand-mère qui nous pourrissait de bonbons etc. (ça ne m’a pas rendu service !)
    – Les deux semaines de vacances en été, souvent à la montagne, et particulièrement celles dans le val d’Aoste ; mon père qui ne sait pas se rappeler des noms et invente toujours autre chose en inversant des syllabes à notre grand bonheur
    – Les épinards-boulettes-pdt que j’écrasais et mélangeais joyeusement tous ensemble avec plein de gruyère ; le goût de la pâte à gateau crue ; la grande bassine où cuisait la confiture et l’écume que j’avais le droit de déguster ensuite ; l’horreur des jours où ma mère préparait du poisson ou essayait de nous faire manger du cheval sans le dire
    – La prof de flamand qui m’avait prise en grippe car mes parents avaient demandé de ne pas devoir acheter le livre d’exercices mais d’avoir des photocopies (ils n’avaient pas les moyens), elle me l’a fait payer cher pendant deux ans et m’a éloignée de cette langue que jusque là j’aimais
    – Les animaux domestiques (hamsters, lapin nain puis chats), inépuisable source d’observation, d’inspiration et d’amour
    – Le perfectionnisme de ma mère pour laquelle rien de ce qu’on faisait n’était jamais assez bon, même si vis-à-vis de l’extérieur du noyau familial elle se montrait toujours au contraire très fière de nous
    – Les jeux, aventures et autres histoires inventées avec les petites voisines dans les terrains boisés abandonnés du quartier (aujourd’hui tous construits)
    – Ma première infiltration ‘urbex’ le dernier jour d’école primaire

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  21. Pingback: Souvenirs – Chez Mahie

Merci pour vos commentaires que j'adore :)

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