c'est pas moi je l'jure!

je viens de dire huit fois “merci”

Comme j’ai encore eu trop mal à la tête toute la journée, je vais juste vous raconter une petite histoire sympa ce soir, ça nous changera.

Vous vous souviendrez peut-être que ce semestre, j’enseigne un cours que je n’avais pas du tout envie d’enseigner. J’ai passé toutes mes vacances, après mon retour de Suisse, à préparer ce fichu cours qui me semblait vraiment impossible à enseigner. Les raisons principales de mon manque d’enthousiasme, c’est que c’est un cours hyper difficile alors que mes étudiants allaient être des étudiants étrangers de première année donc complètement perdus et incapables de comprendre les textes que je devais leur faire lire, et en plus tout est électronique, ce dont je n’ai pas du tout l’habitude, et en plus je n’y connais pratiquement rien dans le domaine en question, donc je me sentais très limitée dans mes choix de textes, activités, etc.

Et comme prévu, hier je m’arrachais déjà les cheveux en lisant les réflexions de mes étudiants sur les plus simples des textes que je leur ai donnés à lire au début du semestre: non seulement leur connaissance de l’anglais écrit est très limitée, mais en plus ils n’ont visiblement rien compris à ce qu’ils ont lu.

Heureusement, la nuit-shootée-au-Advil-Cold-and-Sinus porte conseil, et ce matin, j’ai envoyé un SOS sur une liste de diffusion de directeurs de programmes de Rhetoric and Composition et Writing Studies. Je n’avais pas grand espoir parce que bon, les directeurs de programmes ont sûrement autre chose à faire que de donner des conseils à une inconnue, mais qui ne risque rien n’a rien, n’est-ce pas?

Et bien mes p’tits loups, une demi-heure plus tard j’avais déjà reçu sept emails de la part d’inconnus, plein d’encouragements et d’idées et de ressources multiples et variées! Toute la journée, ça a continué comme ça, des articles, des livres, des auteurs, des sites internet, des vidéos, des suggestions d’activités, des messages de soutien… Des gens qui me disaient “je suis éditeur de cette revue académique, choisis quels articles tu voudrais lire et je te les envoie gratuitement,” et “dis à tes étudiants d’écrire des articles à propos de leur expérience dans ton cours parce que ça a l’air super intéressant et on les aidera à les publier…” et “voilà tous les plans des cours qui ressemblent au tien et toute la liste des textes qu’on utilise dans notre département où il y a beaucoup d’étudiants internationaux,” et “n’hésite pas à me contacter sur skype si tu veux qu’on parle de tout ça…”

Bref, j’en suis sur le cul et j’ai presque envie de demander à enseigner ce cours encore une fois l’automne prochain! Et étrangement, ce soir j’ai un petit peu moins mal à la tête…

17 comments

  1. quelle chouette idée tu as eu, il ne faut pas baisser les bras face à l’adversité et demander conseil n’est pas un signe de faiblesse! je trouve tes collègues fantastiques, comme quoi..
    tu trouveras dans ces mails de quoi avancer, j’en suis sûre!
    bises et bon courage
    PS et l’histoire avec ta doyenne?

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  2. Ah, moi c’est pas le prix du fromage que j’ai vu en premier, mais la mention “goat milk” pour du… charolais (c’est une race de vache à viande, ça)!
    Parfois, il faut oser demander. Qui ne tente rien n’a rien, tu viens de vérifier qu’on gagne souvent à essayer.

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  3. Wam

    Ne pas sous estimer la puissance du net.
    Et globalement, en vrai, les gens aiment aider. Surtout leur semblables et quand il n’y a pas de conflit d’intérêt perso (au boulot)

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Merci pour vos commentaires que j'adore :)

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