c'est pas moi je l'jure!

dans mon jeune temps

Après ce post, je l’ai retrouvée. En fait, c’est ma mère qui s’est souvenue qu’elle avait un demi-frère qui portait le nom de famille de son père adoptif, et en cherchant le prénom de Nadia avec le nom de famille du père adoptif au lieu de celui de sa mère adoptive, j’ai fini par la retrouver. Elle habite au Texas.

Je ne sais pas pourquoi je pense toujours souvent à elle. J’ai même failli plusieurs fois prendre l’avion pour aller la voir là-bas. Après avoir écrit ce post, j’ai même envoyé un email à son boulot avec le lien vers le post en demandant qu’il soit transmit à Nadia. Je crois qu’elle est venue le lire, parce que j’ai vu des visites venant du Texas pendant quelques jours dans mes statistiques, mais elle ne m’a pas contactée.

Elle a l’air heureuse sur les photos que Google a collectionnées.

Une autre amie d’enfance qui me manque c’est Stéphanie. Je sais qu’elle est au Pérou, avec une famille et un boulot dans l’écotourisme, je crois. On était dans la même classe pendant plusieurs années et on s’entendait très bien, ou en tous les cas, elle était sympa avec moi, contrairement à la plupart de mes petits camarades. Son père travaillait au CHUV et elle est allée étudier à l’université de Neuchâtel. Je ne sais pas quand je l’ai vue pour la dernière fois–c’est con, on sait rarement que c’est la dernière fois qu’on voit les gens qu’on voit pour la dernière fois!

Stéphanie et moi sommes “amies” sur Fessedebouc, mais on n’a jamais discuté, en fait. Je ne sais plus si c’est elle ou moi qui a trouvé l’autre. Je ne sais pas si elle retourne parfois en Suisse ou si elle a encore des contactes avec qui que ce soit de cette école où on était toutes les deux ensemble, à Morges.

Ca m’énerve d’avoir une mémoire si pourrie et si peu de souvenirs de ces années. Je sais qu’en gros ces années d’école étaient surtout l’enfer pour moi, donc c’est probablement mieux que j’aie tout oublié, mais ça fait quand même des gros trous dans ma vie. Ces deux filles-là étaient mes amies mais je ne sais plus pourquoi ni ce qu’on faisait ensemble ni si tout ça n’est qu’une illusion.

Les gens qu’on aime #18: quelqu’un qu’on a connu quand on était jeune

15 comments

  1. je pense que peut être, à chaque âge correspond un type d’amitié, et que les amis/amies d’enfance, sauf si on n’a jamais coupé les “ponts”, ne peuvent pas re-devenir des amis/amies du moment actuel. On a chacun divergé vers un autre type /parcours de vie, une autre vision de la vie, et les liens distendus ne peuvent se renouer, qu’en penses tu?
    #18, je me rappelle souvent d’une copine d’école, avec qui je faisais un bout de chemin pour rentrer à la maison le soir, qui avait une maladie du sang, une thalassémie (je l’ai compris bien plus tard pendant mes études), elle était d’origine marocaine, avait le visage tout jaune, et elle est morte vers 9/10 ans de cette maladie, à l’époque, les traitements ne devaient pas être optimaux, j’avais eu beaucoup de chagrin, c’est un de mes plus anciens souvenirs, cette amitié enfantine n’a pas duré longtemps..
    bon jeudi, bises avec le soleil revenu en Bretagne

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    • Maintenant il va falloir que je réfléchisse à ta question pour savoir si j’ai été (ou je suis) amie avec des gens de mon enfance avec qui le “pont a été coupé” a un moment de notre vie. Je ne te remercie pas pour la future insomnie 😉 (L’histoire de ta copine d’école est très triste!)

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  2. Elle est jolie cette petite/jeune fille…
    J’aimerais bien que les écoles où je suis passée organisent des réunions d’anciens élèves (ça se fait beaucoup en Irlande) mais apparemment ce n’est pas trop la mode en France dommage… Ca permettrait de reprendre contact avec les amies d’enfance…
    Parfois les autres n’ont pas envie de reprendre contact “le passé c’est le passé”… Moi au contraire j’aime l’idée de continuité.

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  3. Geneviève

    Au primaire, en plus, ou plutôt à côté, de ma copine géante comme moi, il y avait une gang de 3 filles que je fréquentais tous les midis de la semaine : nous étions toutes les 4 externes (pas inscrites à la cantine) et nos mamans s’étaient organisées pour nous prendre toutes les 4 un midi de la semaine, comme ça elles avaient les autres jours tranquilles. (Enfin tranquilles… Les autres mamans surtout. La mienne avec ses 4 autres enfants, de toutes façons, elle pouvait oublier la tranquillité, et un jour par semaine elle en avait 9 !)
    Ces trois filles là n’étaient pas particulièrement mes amies, mais bon, on jouait quand même ensemble, contraintes et forcées disons. Je me rappelle qu’elles se moquaient pas mal de moi, et qu’il y avait toujours des gangs qui se formaient, dont je ne faisais jamais partie. Je me rappelle l’appart de deux d’entre elles, parce que (a posteriori) c’étaient de belles pièces anciennes dans de vieilles bâtisses avec du caractère, alors que la 3e vivait dans un truc moderne sans goût ni couleur.
    Elles étaient toutes assez difficiles à table, ma mère se souvient d’avoir ramassé des mouchoirs ou serviettes de papier roulés en boule et jetés sous la table, remplis de bouffe qu’elles refusaient…
    Mais avec l’une d’elles en particulier, je partageais l’amour des poneys alors on a fini par se rapprocher. On était au même poney club, elle me faisait rigoler, et son côté “je suis petite = j’ose tout pour ne pas passer inaperçue” me fascinait. J’ai eu les mêmes lunettes qu’elle pendant quelques années ! Un jour elle m’a rapporté un petit Mickey Mouse en peluche de ses vacances à Disney World : ça faisait longtemps que je n’avais plus de peluches mais celle-là je l’ai gardée jusqu’à mon mariage… Ainsi qu’un petit pendentif doré en forme de canasson, que son père nous avait offert à chacune en même temps un jour, me rappelle plus vraiment l’occasion. Je l’ai encore lui, quelque part dans un tiroir…
    Ses parents étaient divorcés et des fois le samedi matin on accompagnait son père lors de ses gardes à l’hosto, il nous laissait jouer dans les sous-sols avec les chariots de transport de grosses machines. Quand j’y repense c’est complètement fou par rapport au monde ultra sécurisé d’aujourd’hui, mais je suis sûre de l’avoir vécu, c’est un hôpital qui n’existe plus et dont la bâtisse historique a été transformée en appartements ces dernières années.
    On s’est perdues de vue à la fin du primaire. Je ne me rappelle pas dans quel collège elle est allée, et elle ne semble pas être sur le grand livre des visages. Pourtant plein de mes camarades de primaire sont restés en contact, alors d’une façon ou d’une autre j’aurais pu la retrouver, au moins par proxy…
    Mais je ne pense pas qu’on s’entendrait aujourd’hui. On venait de milieux très différents, on avait des caractères assez éloignés, et au fond je nourrissais toujours une certaine jalousie à son endroit.

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  4. Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Catherine. Les camarades d’enfance sont souvent des étoiles filantes qui ont brillé parfois très fort pour nous , c’est cela qui est important, l’infime trace qu’ils ont laissée, le rôle souvent inconscient qu’ils ont joué… et celui dont on serait bien étonné de découvrir qu’on a joué pour eux.

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  5. Bleck

    # 18 Quelqu’un qu’on a connu quand on était jeune.

    Quand j’étais jeune (parce que j’ai été jeune) j’ai connu 13 427 personnes très exactement. Je le sais, j’ai passé ma journée entière à compter ! Et bien entendu je ne compte parmi ces connaissances ni mon papa ni ma maman ni ma petite soeur ni mon tonton jean ni ma tata yvonne ni mamie Augustine : 13 427, et je vais te parler de René, j’ai aimé René.
    René était le commis coiffeur là où je passais mes fins d’après-midi regardant les revues du salon “Paris Match” “Lui” “Jours de France” “Le Figaro” “Le Hérisson” “Play Boy”… René était un type tout à fait particulier, il se faisait payer à la journée et en liquide par son patron (mon oncle) et le soir il claquait tout avec les filles au casino… pas spécialement beau gosse, le René mais il avait quelque chose d’indéfinissable qui plaisait aux femmes, comme une évidence.
    Un soir il m’a coincé derrière la caisse du salon… “toi grand, avec ta grande gueule et ton air de pas y toucher, eh bé tu parleras de moi sur le blog du Doc’ Caso, tu m’entends bien bonhomme, tu parleras de moi !”
    Un drôle de type le René.

    Bleck

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  6. Celine de Belgique

    #18: pfiou j’ai un peu de retard, mais pour raconter une amitié de notre enfance, l’espace-temps est distendu. J’ai rencontré Christel quand j’ai changé d’ecole en fin de primaire. Je ne sais plus comment a commencé notre amitié, mais je crois que j’ai séparé deux amies d’enfance.
    Et en y repensant, je ne sais pas si nous avons été amies tout le temps. Peut-être par intermittence en fonction des classes dans lesquelles nous étions. Christel faisait partie des discrètes, gentilles mais moins populaires. Et parfois j’allais vers ces filles populaires que j’admirais un peu et qui me faisaient me sentir importante quand je faisais partie de la bande. Mais avec du recul, ce n’est pas le genre d’amitié qui me convenait.
    Celle de Christel, franche et sans détour est celle qui est restée le plus longtemps. En dehors d’être à l’ecole ensemble, nous prenions toutes les deux des cours de musique et d’orgue. Mais elle m’a vite lâchée en solfège… je n’y arrivais pas.
    Et nous faisions les trajets vers le collège souvent ensemble à vélo. On en avait des choses à se raconter sur ses 3 km ( seulement ?). Les noix qu’on ramassait au milieu du chemin au retour. Et puis ´le mec de Saint-Cloud’: de gros fou-rire parce qu’on avait repéré un gars qui montait à l’arrêt Saint-Cloud pour le lycée qui s’est avéré être dans notre classe finalement !
    Je me souviens d’un week-end qu’on avait organisé pour dormir sous tente avec des copains -dont son futur mari- mais qui s’est terminé en ramenant sa voiture en dépannage car le moteur nous avait lâché. C’est elle qui m’a appris à vérifier la pression de mes pneus, et je pense à elle à chaque fois (cela avait impressionné mon homme la première fois 😀). Christel a fait des études plus courtes que moi, à Colmar si je ne me trompe pas, tandis que j’avais choisi d’aller étudier à Strasbourg. Nos chemins se sont un peu éloignés mais on se retrouvait l’été, je me rappelle de quelques fêtes des vins en Alsace avec sa bande, et de sorties à EuropaPark. Je me souviens peu de son mariage, mais nous nous sommes revues quelques fois après que j’ai commencé à travailler à Paris. Mais nos chemins s’étaient déjà éloignés.
    On s’est retrouvées via FaceB mais on a pas vraiment renoué, le lien était trop distendu. Je repense à elle et je crois que je lui dois beaucoup pendant nos années lycée où elle a été ma confidente et mon amie. Merci Christel !

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  7. Céline de Belgique

    Ps: je suis daccord avec le commentaire de Catherine (j’ai lu les com. après avoir écrit mon com sur mon amie Christel). J’ai retrouvé Christel sur FB mais après avoir échangé les qu’est-ce tu deviens? Tu t’es marié t’as 3 gamins… on a plus grand chose en commun. J’ai été déçue de me rendre compte qu’on allait pas plus loin que ça dans notre conversation. Mais grâce à ton defi, je me souviens de belles histoires et je lis et réfléchis à toutes vos histoires. C’est beau! Merci pour ce défi !

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  8. wam

    #18: quelqu’un qu’on a connu quand on était jeune
    C’était un ami de mon père.
    Nous l’avons pas mal fréquenté, même après que nous ayons déménagé à 300 km de là, nous avons continué à le voir, au moins une fois par an. Nous faisions toujours un stop sur la route de nos vacances.
    Moi, j’étais petite fille. Je ne sais plus très bien comment mon père et lui s’étaient rencontrés. Par des amis communs, je crois, alors qu’ils skippaient un bateau. Il était ingénieur, ce qui était visiblement prestigieux. Et réserviste de l’armée, ce qui d’une part lui apportait une certaine aura supplémentaire, et d’autre part ne lui correspond pas du tout. Il était en effet très jovial, très pragmatique, très aventurier. Mon père m’a confié que ses périodes de réserve dans l’armée étaient surtout l’occasion de bonnes bouffes et de franches rigolades avec ses potes.
    Je me le remémore comme quelqu’un de grand, barbu, qui parlait avec une voix forte, l’œil qui frise, prêt à rigoler de la bonne tranche de vie à venir.
    Il était célibataire et vivait avec sa maman, une vieille femme frêle, qui parlait avec un fort accent du Sud Ouest, dont elle était originaire. Elle était gaie.
    Il (ils ?) avait acheté une grande maison en périphérie d’une grande ville de l’Ouest de la France, encore à la campagne, toutefois. Je me souviens du chemin sous les arbres qu’on devait emprunter en voiture pour accéder à son domaine. La maison me semblait très grande un peu froide et elle me faisait un peu peur. Je me souviens d’un dimanche « débroussaillage ». Ca devait être peu de temps après son achat. Il fallait tout retaper, débroussailler le domaine, retirer les ronces, couper des taillis. Je crois qu’il avait loué des machines pour débroussailler. J’ai un vague souvenir de quelque chose d’impressionnant. Et ca lui correspondrait bien : même pas peur de tester un truc nouveau. Je me souviens de soirées devant la cheminée, à manger du pâté et à boire du vin (enfin, les adultes, hein !), à la bonne franquette. Je me souviens d’une dinette qu’ils m’avaient offert. Je me souviens de lui, expliquant à mon père qu’on pouvait faire de la bière soi même (ce n’était pas à la mode à l’époque), comment il s’y était pris et quelles étaient les difficultés. Il se marrait.
    Et puis il a commencé à devenir sourd. Même là, il expliquait en rigolant les trucs et astuces pour s’en sortir.
    Et puis, il s’est avéré que c’était un réalité le symptome d’une maladie très grave. Il est allé se faire opérer du cerveau en Amérique latine (« parce que là bas, ils n’ont pas le même rapport au corps et au cerveau, il y a moins de réticences »). Ca a un peu amélioré la situation. Mais pas longtemps. Il a fini par décéder. Sa maman est devenue centenaire et lui a survécu très longtemps.

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  9. Jenny

    #18 quelqu’un qu’on a connu quand on était jeune
    Quand j’étais en CM1, ma meilleure (et peut-être seule) amie s’appelait Adeline. Elle était suédoise par son père. Son père était ornithologue : je trouvais ça merveilleux qu’on puisse travailler à étudier les oiseaux ! Je suis allée quelques fois chez elle : ils avaient un petit hibou et une tortue dans leur petit jardin. Avec Adeline, on jouait aux ornithologues : on avait même fait un petit classeur avec les noms d’oiseaux en ordre alphabétique. Je l’aimais bien Adeline. Je l’ai invitée à mon anniversaire et comme elle n’avait pas de cadeau, elle est venue avec un livre de poche pris dans la bibliothèque de ses parents. Sans doute l’avait-elle choisi pour la tête de chat en couverture !.https://s2.qwant.com/thumbr/0x380/4/4/e412e57d4fbc77e655840782aa44b24205b98b47e2d1b57e26478bb8721b54/file3284.jpg?u=http%3A%2F%2Fwww.discophil.com%2Fdocument%2Ffile3284.jpg&q=0&b=1&p=0&a=1

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