c'est pas moi je l'jure!

nous étions amies

Jeudi dernier, je suis retournée sur le campus pour y faire un peu de prosélytisme, et là, j’ai d’abord papoté avec un charmant jeune homme Indien qui m’a raconté qu’au début de la pandémie, il travaillait dans les cuisines et que c’était atroce, parce que c’est tout simplement impossible de travailler dans ces endroits où tout le monde se marche dessus et où il fait une chaleur à crever avec un masque et en respectant les distances sanitaires. J’ai réussi à le convaincre d’écrire son histoire.

Ensuite, j’ai enfin réussi à rencontrer LA seule femme du campus qui a le même prénom que moi! Je l’avais remarquée quand elle a été engagée par la Commandante, en juillet, et donc elle est très connue. Elle vient du Québec, a fait des études d’infirmière (comme la gentille capitaine), a servi dans le monde entier, a le plus haut grade possible dans sa classification, et est hyper médaillée! On n’a pas parlé très longtemps mais elle était très sympa, marrante, pleine d’énergie, et j’adorerais mieux la connaitre.

Bref. J’ai bossé toute la journée et le soir, je devais encore aider quelques personnes avec leurs trucs écrits, et ça me faisait chier, pour être honnête, parce que j’étais crevée.

Mais soudain, après avoir aidé deux étudiants, je suis tombée sur une prof du département d’Administration des Affaires qui voulait parler du concours d’écriture que j’ai organisé parce qu’elle voulait participer. Et là, c’est comme si un ouragan avait débarqué sur mon espace Zoom! Un cyclone! Une tornade! En 30 secondes, j’étais en train de rire aux larmes avec cette femme que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam et qui parlait à toute vitesse avec un accent québecois à couper au couteau pour me raconter des trucs absolument invraisemblables dans tous les sens! Son texte était à moitié en français et à moitié en anglais, elle y parlait des millions de choses qu’elle avait appris à faire grâce à la pandémie (peinture, golf, etc.), et elle y avait inséré des tas de photos de ses peintures hyper mignonnes et rigolotes. Ce n’était pas du grand art (ni l’écriture ni les peintures) mais c’était comme cette femme elle-même, à mourir de rire! Finalement l’heure de “travail” a passé bien trop vite et on a décidé de dîner ensemble chez elle dimanche soir et d’aller ensemble à Ottawa mardi prochain pour y acheter du fromage!

Comme ça, paf, en 30 secondes, on était les plus grandes copines du monde! Dingue, non?!

31 comments

  1. La vie peut nous offrir des rencontres absolument formidables pour qui veut bien s’ouvrir à l’autre, naturellement il y aura un tri à réaliser, il y aura des passerelles à poser et à re-poser même afin que l’autre percute sur nos intentions réelles.
    Ce qui me semble dingue ce sont les avis tranchés, quasi définitifs sans avoir tenté d’écouter ou de lire l’autre… Il y aurait tant à dire sur le sujet, chacun porte son sac, on ne marche pas facilement dans chaussures de l’autre etc, etc…

    Bleck

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    • Je suis en train de m’étudier, et je remarque que si je réponds à tous les commentaires d’un coup, juste avant de poster mon post suivant, ça me donne un jour de “congé” où je n’ai absolument pas besoin de penser à mon blog. Si j’écrivais moins souvent, ça serait peut-être plus facile mais là, j’ai un peu (pas trop trop mais un peu) l’impression de devoir tout le temps penser à mon blog (même j’admets qu’il y a des choses pires dans la vie que de penser à ce cher blog). Je continue à étudier l’affaire 😉

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  2. Isabelle

    J’imagine la scène du dialogue avec cette sympathique et cocasse femme. Et la chute est excellente : pas des fringues, ni des chaussures, ni du maquillage…. mais du fromage !! Prenez du bon temps !

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  3. Mais pourquoi le titre du billet est “Nous étions amies” ? Parce que moi, avec cet imparfait sans contexte, j’ai cru qu’une amitié s’était terminée, alors qu’en fait, elle commence sur les chapeaux de roues !
    Evidemment, je ne suis pas linguiste ou grammairienne, alors je ne suis même pas fichue d’expliquer avec des arguments techniques, mais si tu écris “12 secondes après, nous étions amies”, ça marche mieux…

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    • Cette femme fort sympathique est hélas militaire, et donc dans un an, hop, elle peut être mutée en Afghanistan ou au Mali ou en Saskatchewan! Etre ami.e.s avec des militaires c’est chouette mais bref, hélas…

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  4. Magali

    La vie sur le campus va devenir épique. Une telle rencontre, pleine de fantaisie et de dynamisme, avec des achats de fromages, c’est du pur bonheur 🤩
    J’ai trouvé il y a 15 jours une jeune agricultrice qui fait du fromage avec le lait de ses 15 vaches. Race montbéliarde, que de l’herbe fraîche ou sèche, une seule traite par jour. Divin, que du superlatif en description. Cela te parle-t-il ?

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  5. catandfivecats

    whaou, ce concours va t’amener plein de nouveaux.velles amis.ies!! (et plein de bons repas avec des fromages délicieux 😉)
    j’en suis sûre, tu vas devenir la reine du campus! et ce concours sera une sacrée réussite!
    en fait, il a ouvert des possibilités fabuleuses pour les gens qui travaillent à la FAK, je te trouve vraiment incroyable!!! je suis très admirative de tout ce que tu fais et de ce qui tu es!
    bon magasinage mardi pour le fromage
    bises bon jeudi

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  6. J’ai une cousine québequoise qui a le même prénom que toi, mais elle n’a pas fait d’études d’infirmière, et elle n’est pas dans l’armée non plus. Contente que tu te fasses des amies: tu t’installes pour de vrai.

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Merci pour vos commentaires que j'adore :)

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