c'est pas moi je l'jure!

je viens du sud

Dans un questionnaire que j’ai dû remplir avant d’aller (bien malgré moi) passer trois jours de réunions pour les nouveaux profs, il y avait une question, la toute première, qui m’a complètement arrêtée dans mon élan: What place do you consider your home town?

Ce n’est pas une question facile à traduire en français. Aux Etats Unis et au Canada, quand on demande “where are you from?” (tu viens d’où?) ça ne veut pas nécessairement dire où es-tu né ou où habites-tu. Souvent, ça veut dire où as-tu passé le plus de temps dans ta vie / où habitent tes parents / où as-tu grandi. C’est la première question qu’on pose lorsqu’on rencontre quelqu’un pour la première fois. En Suisse, c’est aussi relativement compliqué, puisque tout citoyen suisse a une commune “d’origine” qui n’a parfois rien à voir avec la ville où il est né ou où il vit, comme l’explique Vilay. Heureusement que pour moi, c’est facile, je suis officiellement “bourgeoise de Morges,” puisque c’est la commune de Morges qui m’a octroyé la citoyenneté suisse.

Ce qui ne m’empêche pas de ne jamais savoir quoi répondre quand on me demande “Where are you from?” Je réponds souvent en évitant les noms d’oiseaux de villes et en expliquant directement que je viens de Suisse et/ou de France, ça dépend qui pose la question. Aux Etats Unis, au début je venais de France (pour cause de complications si je répondais Suisse, puis les dernières années de Suisse, parce que c’était très mal vu d’être française pendant l’ère Buisson Maudit. Au Canada, c’est plus compliqué. Au début, les Etats Unis me manquaient beaucoup donc je répondais que je venais d’Indiana (ce qui est intéressant puisqu’en réalité, j’ai aujourd’hui beaucoup plus de liens avec l’Utah qu’avec l’Indiana). Parfois, je répondais que je venais de France en passant par la Suisse et les Etats Unis.

Maintenant, je suis confuse. Je pensais rester pour toujours à YYZ*, donc j’ai envie de répondre que je viens d’YYZ, mais les habitants d’ATPN détestent tout ce qui vient d’YYZ donc vaut mieux pas. Ca fait un peu con de répondre “je suis bourgeoise de Morges,” aussi (enfin, j’aurais peut-être dû répondre ça sur mon questionnaire, ça aurait peut-être fait rire les gens). Est-ce que je viens de Paris parce que j’y suis née et la majorité de ma famille y habite et après tout, j’ai toujours la nationalité française? Et le jour où je deviendrai canadienne, est-ce que je serai bourgeoise d’ATPN?!

Et vous, vous venez d’où? Et pourquoi?

clafouti

Pour ce clafoutis aux myrtilles, j’ai suivi à la lettre la recette d’Estelle que je vous recopie ici. Outre le fait que c’était délicieux, c’était aussi psychologiquement génial de ne pas avoir à faire attention aux noyeaux!

3 cups de myrtilles lavées et séchées
3 oeufs
60 g (1/2 cup) de farine
240 mL (1 cup) de lait
60 g (1/4 cup) de sucre
2 cuillères à café d’extrait de vanille
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 160°C (325°F). Beurrer un plat à gratin et le recouvrir des myrtilles.

Dans une terrine, battre la farine et les oeufs jusqu’à ce que le mélange soit lisse. Ajouter le lait, le sucre, la vanille et le sel et verser sur les myrtilles. Glisser au four et faire cuire 35-40 minutes ou jusqu’à ce que la clafoutis soit bien doré. Laisser refroidir et servir tiède après avoir recouvert le clafoutis de sucre glace.

Réussite: 10/10! Facile, rapide, délicieux, mmmmmm…. trop trop bon!

* YUL c’est Montréal, CDG c’est Paris, GVA c’est Genève…

31 comments

  1. La Girafe

    Lucky you ! Tu es d’un peu partout, le monde est à toi ! 🙂
    Moi, ça fait 39 ans (exception faite d’une courte année passée à San Francisco) que je bouge dans le même cercle de 10 km autour de mon lieu de naissance : quelle pitoyable globe-trotteuse… Heureusement qu’il y a les vacances pour se rattraper, et enfin bouger, découvrir, aimer !

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  2. julie

    la prochaine fois, réponds que tu es citoyenne du monde, ca évitera les problèmes…;-)
    Avant d’être française je suis bretonne et plus particulièrement nord-finisterrienne…même si j’ai déménagé deux fois j’ai toujours habité dans la même commune. J’ai pris conscience de l’importance qu’avait pour moi l’identité bretonne lorsque je suis partie pour faire mes études, quand on me demande d’où je viens je suis fière de dire que je susi bretonne….

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  3. catherine

    je ne suis pas comme toi allée vivre au bout du monde..
    mais j’ai traversé la France ( de Lorraine en Bretagne) il y a 22 ans pour y vivre ( avec mari et enfants..) et y travailler, ce qui était à l’époque déjà toute une expédition!!

    et quand on me demande d’où je viens, je dis d’abord que je suis lorraine, avant d’être bretonne, alors que jamais! jamais! je ne retournerai en Lorraine!!

    bizarre, non?

    bon week end!

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  4. “Bourgeoise” c’est rigolo la Suisse quand même 😉
    Moi je suis (j’étais) rochelaise de La Rochelle: J’y suis née et y ai passé les 19 premières années de ma vie. C’est resté mon port d’attache jusqu’à 2005 (vente de la maison de mes parents).
    Ma mère était versaillaise, alors je me sens un peu versaillaise aussi.
    J’ai vécu 10 ans à Bordeaux et je me sens un peu bordelaise aussi. Je me suis sentie pas mal madrilène a une époque, vraiment. J’ai passé quelques années à Dublin aussi, mais impossible de me sentir dublinoise 😀 Impossible!
    Je ne suis en tous cas pas de là où j’habite actuellement!
    Si un américain me dit “Where are u from” : From La Rochelle! Et pis après je pourrais pas m’empêcher de parler de mes autres villes…
    Ici c’est la saison des myrtilles : qu’est-ce que c’est bon!

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  5. Né à Montréal, grandi à Joliette, je m’identifie toutefois davantage à Ottawa où j’ai passé de nombreuses années. Je suis Canadien français. Quand on me demande d’où je suis, je dis que je suis de Red Deer; ça simplifie les choses et c’est là qu’est mon enracinement présentement. Dans un continent où la migration est le fait d’une bonne partie de la population, l’origine géographique dit moins de la personne que son univers psychologique et des liens qui l’ont créé.

    En passant, ce sont des bleuets, pas des myrtilles; les deux sont semblables, mais pas identiques, et les myrtilles n’existent pas en Amérique du Nord. As-tu essayé les baies d’amélanchier (saskatoons) qui en sont un équivalent propre à l’Ouest canadien?

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  6. Fabulous Fabs

    Moi je n’ai pas trop à me poser la question car je suis née à Montréal où j’y vis toujours 45 ans plus tard. Mes racines sont par contre françaises par mes parents et quand je parle que ce soit français ou anglais, j’ai un accent légèrement français (je dis bien légèrement) et on me demande systématiquement d’où je viens… Et pourtant il n’y a pas plus montréalaise que moi! Dans ma tête pourtant, je dirais que je me sens citoyenne du monde, surtout en compagnie de mon mari qui lui est britannique d’origine italo-russe mais établi à Montréal depuis 30 ans.

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  7. claudie

    Pendant 55 ans, j’étais de “nulle part”. Provencale par la naissance et quelques ancétres..( mais aussi: Florentine, Niçoise, du Pas de Calais, Auvergnate + toutes les souches que j’ignore !! )
    Quand il nous a fallu quitter notre vie d’errance, un seul endroit me semblait acceptable, là ou j’avais passé mes vacances d’enfant, dans la maison construite en 1859 par mon arrière-arrière Grand-Père maternel. J’ai retrouvé mon appartenance à la Provence dans un petit village à l’entrée des Gorges du Verdon et je suis heureuse.

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  8. La Girafe, il y a des moments où j’aimerais bien avoir vécu toute ma vie dans le même coin, ça doit être plus pratique pour la famille et les amis 🙂

    julie, dire que je ne suis jamais allée en Bretagne! J’ai honte!

    catherine, ma mère vient de Lorraine (ou d’Italie, ça dépend des jours) 🙂 En fait, mes parents ont grandi en Lorraine tous les deux mais étrangement, mon père ne dirait jamais qu’il vient de là-bas…

    Mahie, je crains que l’Américain moyen ne sache pas où se trouve La Rochelle 😉

    Doréus, j’ai recopié la recette, moi, c’est pas de ma faute 😉 Oui, j’ai acheté des saskatoons l’autre jour et c’est pas mauvais… mais je ne sais pas trop quoi en faire. Des idées?

    Fabulous Fabs, c’est comme moi quand je suis en Suisse ou en France, on arrive toujours à me demander d’où je viens. Un jour, dans un resto en Suisse, où je commendais un plat en français, le serveur m’a dit que je parlais super bien français pour une américaine 😆

    claudie, je rêve d’une vie où je pourrais dire que je viens de Provence 🙂

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  9. Chtit Troll

    Et ben moi je deteste cette question “d’ou viens-tu?” si on me la pose, je suis comme toi, je ne sais pas quoi repondre. Je n’ai jamais vecu plus 7 ans dans un meme lieu et pendant l’enfance et l’adolescence, pas plus de 4 ans.
    Ca n’a pas change avec ma vie d’adulte. Les racines paternelles vont de l’Alsace a la Corse. Seules les racines maternelles sont plus ancrees. Il n’y a pas de maison de famille pour autant. Alors si on me pose cette question, je reponds que je suis francaise. Si on insiste, je reponds Paris car c’est la que j’ai vecu en dernier avant de quitter le pays. Je suis tres rarement d’humeur a expliquer d’ou je viens vraiment et je n’ai pas encore trouver une formule en anglais pour traduire “citoyenne du monde” qui me satisfasse.

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  10. N

    Comme toi, ma réponse varie selon la personne qui me pose la question: Si il a remarqué mon physique plutôt méditéranéen, je répond Argentine, ou si il a remarqué mon accent francophone je dis “sud de la France”? Ou alors je viens de dire mon prénom alors je dois dire Argentine, ou alors la personne vient elle-même du Moyen-Orient alors je dis que non, non, vraiment j’y suis jamais allée!

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  11. Je comprends. J’avoue que j’ai pu paraître brusque dans ma «correction».

    Pour les saskatoons, on peut les cuisiner comme n’importe quelle autre baie (et tout particulièrement comme les myrtilles/bleuets). En tartes, en clafoutis, en garniture de gâteaux ou de pains aux fruits, en confiture… Personnellement, j’en mange, fraîches, avec mes céréales du matin. Il faudra que je m’en procure une bonne quantité pour les congeler et ensuite en faire de la pâtisserie le temps voulu; cependant, il faudra aussi que je m’achète un congélateur!

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  12. Ca m’a bien fait rire de relire ta “vieille” note sur le pas pareil Suisse/Suède !
    Comme le dit Julie plus haut, je crois qu’il faut avoir quitté sa “terre” pour se rendre compte de l’attachement qu’on peut avoir…
    Je viens du Val de Loire, (Orléans-Tours) je vis en Normandie depuis 10 ans… j’ai aussi des attaches bretonnes, bref, je suis une fille de l’Ouest !

    Et il est plus que nécessaire que tu découvres la Bretagne ! 😉

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  13. Comme Catherine, j’arrive toujours à dire que je suis née à Strasbourg mais vis en Haute Savoie. Strasbourg est dans mes gênes, mon grand père adorait sa ville qui était à ses yeux la seule belle ville au monde et malgré tout je crois que c’est resté ancré dans ma mémoire. J’adorais mon grand père 🙂

    Les saskatoons sont un peu comme les airelles non ? Gorgées de vitamine C ?

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  14. catherine

    nous avons des amélanchiers du Canada dans le jardin et à la fin du printemps, nous grapillons les petites baies rouges sur les arbres pour les manger crues.. quand les oiseaux nous en laissent…

    est ce que ce sont les saskatoons dont vous parlez?

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  15. J’aime pas trop cette question dans une conversation alors sur un questionnaire papier 😯 !

    Les deux dernières fois qu’on m’a posé la question récemment, Amqui -ma ville natale-, est sortie spontanément, aussi parce que je savais que mon interlocuteur allait comprendre où c’est.

    Je ne peut tout de même pas toujours répondre que je suis matapédienne, gaspésienne, québécoise, canadienne expatriée hein!

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  16. Oh mince, vraiment? Alors je peux dire : “Bordeaux” 🙂
    Autrement quand je suis rentrée d’Espagne (c’est vrai que je parlais français un peu étrangement) on m’a souvent félicité de parler si bien français… On m’a prise souvent pour une irlandaise, puisque que mon copain était irlandais…
    J’avais des tournures de phrase un peu étrange je l’avoue. Et même encore maintenant! Je n’ai été en total qu’à peu près 8 ans à l’étranger mais ça a un peu bousculer ma façon de parler, lol.

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  17. ah ben pour moi, bernique fidèle à son rocher, la question est facile : je viens du nord de la france. Cela dit, comme je n’en pars quasi jamais, ma réponse à la question serait plus probablement “je suis d’ici” 😆 . ça simplifie drôlement les choses.

    je crois que si j’avais vécu dans plein d’endroits à partir du lycée ou de la fac par exemple, je dirais la même chose de toute façon : le nord m’a laissé une forte identité qui ne s’en irait pas avec quelques voyages, même longs. Il parait que c’est commun aux gens de la région, d’ailleurs quand on se croise dans le reste de la france ou à l’étranger, il y a toujours ce même sentiment d’appartenance nordiste qui nous fait lever les bras “youhouu copain de ch’nord 😀 ” et s’offrir un pot 😆

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  18. Hier je vais au marché bio a 25 km d’ici. Le marchand de tomates me dit “Vous êtes en vacances ici?”
    Tu vois même si je voulais faire semblant… Tout le monde sait que je viens d’ailleurs…
    Vivement que j’aille passer quelques jours dans mes Charentes (demain) que tout le monde me trouve “normale” ça me fera du bien…
    Si y’en a un qui me demande si je suis en vacances j’me tire une balle…

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  19. Ah, rude question que je n’aime pas trop car il faut toujours expliquer… Si on me demande d’où je suis originaire, c’est facile à expliquer: même chose que Vilay en Suisse, j’en ai parlé ici http://www.numerimages.ch/bloganne/2008/09/28/habkern/

    Par contre, si on me demande d’où je viens, ça devient un peu plus compliqué, j’ai pas mal bougé, au niveau suisse, mais comme tout est petit et un peu cloisonné, ça devient presque aussi compliqué que si j’avais vécu au Pôle Nord, puis en Australie et ensuite au Nigéria 😉

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  20. Chtit Troll, world citizen ça ne te va pas? 😉

    N, je dois avouer que je manque d’exotisme, physiquement, et personne ne m’a jamais demandé si je venais d’Asie ou d’Orient, darn 😉

    Doréus, pas d’inquiétude, les corrections sont les bienvenues, il faut que j’apprenne à parler canadien après tout 🙂 (c’est moi ou les saskatoons ont un goût de pomme??)

    heidi, voui mais quand on a “quitté sa terre” 10 fois (ou plus), ça devient difficile de savoir de laquelle parler 😉

    Valérie et catherine, les saskatoons sont un peu comme des grosses myrtilles/bleuets en fait, mais avec des grosses graines à l’intérieur (et ça a un goût de pomme je trouve, mais c’est à confirmer…). Je ne sais pas ce que sont les amélanchiers du Canada par contre!

    !Béo! ouh là, ça devient compliqué effectivement 🙂

    Mahie, le truc c’est que je ne pense pas qu’il existe un endroit sur terre où on ne me demande pas d’où je viens, c’est dingue!

    MiniMoose, légitimation légitimation, t’aurais dû demander la nationalité, ça aurait fait plus joli 😉

    elPadawan, c’était trop facile, là. Des détails! Des détails!

    julie, et moi toi ici 😉

    virginie, bienvenue par ici 🙂 Et effectivement, je connais un peu Yvoire, qu’est-ce que c’est beau!

    Krysalia, c’est bien pratique dis-donc 🙂

    Anne fra Sveits, t’as raison, va falloir que j’ajoute quelques pays vraiment exotiques à mon palmarès 😉

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  21. J’ai essayé la recette de clafoutis, mais avec un mélange de cerises et de griottes, dénoyautées! (pas de myrtilles au magasin ce jour-là) Et je confirme, c’est très facile à faire et c’est très bon (je suis en train d’en manger une part) miam…

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  22. Depuis qu’on en parle ici, j’attendais des indices parce je n’ai jamais entendu parler de saskatoon avant… m’enfin en tant que fruits hein! Parce que la capitale je connais 😆

    Je pencherais donc pour une appellation locale.

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  23. Ah la question qui tue… Moi non plus je n’aime pas y répondre. Ici, quand les gens entendent mon petit accent quand je parle anglais (pas typiquement français, je ne zozote pas!), ils me demandent si je viens du Québec. J’ai tellement envie de dire oui, parce que c’est là que je me sens le plus chez moi, mais mon honnêteté me pousse à répondre que je viens de France à l’origine. Leur air quasiment soulagé/admiratif me fait mal, comme si c’était une tare de venir du Québec alors que la France, ahhh la France, quel prestige… C’est là que je dis d’un air fier que j’ai vécu plusieurs années à Montréal. Et je passe bien sûr sous silence mes 3 ans et demi en Haïti, sinon on y serait encore.
    Je vais très bientôt essayer la recette du clafoutis, c’est sûr!

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  24. Pour moi aussi c’est parfois une question problématique. “Where are you from” comme tu as bien expliqué est plus complexe qu’il n’y parait.
    Comme j’ai passé plus de temps à l’étranger qu’en France et dans des régions différentes, je ne sais pas toujours où j’en suis. J’ai grandi en Afrique, j’ai étudié en France, j’ai commencé ma vie professionnelle à Dublin, j’ai passé 3 années merveilleuses à Vancouver et me voilà au Royaume-Uni. “Home” is Dublin, j’adore Paris. Ma fille est née au Canada, mon mari est irlandais… De quoi faire des noeuds de neurones.
    Depuis que je suis en Angleterre, je dis plus facilement “I’m from Paris”.
    Vaste sujet!

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  25. Pingback: Demain je serais peut-être souriante comme chaque matin « Mahie in the sky

Merci pour vos commentaires que j'adore :)

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