c'est pas moi je l'jure!

liebster Gott, wenn werde ich sterben

Je suis très fière de moi! L’autre jour, j’ai lu un article dans le New York Times, écrit par la journaliste qui a suivi l’athlète belge, Marieke Vervoot pendant trois ans. Marieke était partiellement paralysée et souffrait atrocement depuis de longues années. En 2008 je crois, elle a demandé une permission officielle de suicide assisté (DAS, en anglais, ou Doctor-Assisted Suicide) au cas où ses douleurs deviendraient trop pénibles. A l’époque, elle a bien expliqué qu’elle n’avait pas l’intention de le faire immédiatement, mais que le fait-même de savoir qu’elle pouvait le faire quand elle le désirait lui permettait de mieux continuer à vivre. Elle a utilisé ce droit très récemment, après avoir été une athlète paralympique extraordinaire et militante fervente pour le droit au suicide assisté.

Dans les commentaires de cet article où la journaliste parlait de combien elle s’était attachée à Marieke pendant les trois ans où elle l’avait suivie, pratiquement tout le monde exprimait l’espoir qu’un jour, le droit au suicide assisté serait accepté dans d’autres pays que la Belgique. Mais un commentateur, henry, a écrit un commentaire ignoble à propos de Marieke et du suicide assisté. Et pour la première fois, j’ai répondu à un commentaire, alors que je préfère toujours ne pas laisser de traces de moi (surtout en anglais) et ne pas m’engager dans des conversations inutiles avec des cons. Mais là, henry avait écrit exactement ce qu’il ne fallait PAS écrire, LE truc qui me fait bouillonner de colère plus que tout autre sujet au monde: l’utilité de la souffrance.

Après deux jours, ma réponse a reçu plus de “recommended” que tout autre commentaire sur cet article (exactement 195, à l’heure qu’il est, alors que la plupart des commentaires reçoivent entre 0 et 20 “recommended“). Je ne pensais pas que mon commentaire allait être publiée, à vrai dire, parce que j’ai été plutôt emportée par ma colère débordante, mais finalement si, et visiblement, plusieurs autres lecteurs ont été effarés par le commentaire de henry eux aussi! Je vous mets le commentaire en question et ma réponse. Mais je vous préviens, si vous n’êtes pas de mon avis, passez votre chemin sans laisser de commentaire, parce que j’effacerai immédiatement tout ce qui ne me plaît pas. Ma rage et mon courroux sur ce sujet n’ont pas de limite!

24 comments

  1. MarieH

    Bonjour
    Je ne commente que très rarement mais je t’en lis avec régularité.
    Je sors de mon silence pour dire que je suis d’accord avec toi à 1000% !
    Bonne journée
    PS le vernis à ongle de saison 😂

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    • Traduction de la part de Google Translate:

      henry: Je ne trouve pas de similitude facile avec les autres sur ce fil. En fait, on dirait que je suis en minorité. Je suis ambivalent. Déchiré en fait. L’article aborde les problèmes très humains, très réels liés au DAS. Dieu repose l’âme de Mariekes et réconforte sa famille. Pourtant, la souffrance a de la valeur. Il peut enseigner et élever l’humanité. Pensez aux héros de guerre, aux parents, à beaucoup d’autres qui sacrifient et luttent pour le bien, à ceux qui surmontent de grandes tragédies personnelles parce qu’ils n’abandonneraient pas. La souffrance est toujours au détriment de la victime – jusqu’à ce qu’elle surmonte. Peut-être qu’elle n’appartenait à aucune de ces catégories. Peut-être que la souffrance n’était plus constructive du tout? Je suppose que si vous choisissez de ne pas être l’enseignant, à l’extrémité de la condition humaine (douleur et souffrance), alors je suppose que le DAS est une réponse. Elle nous avait déjà beaucoup appris grâce à ses réalisations. Peut-être que c’était tout ce qu’elle avait? Mais y avait-il plus? Je suis déchiré.

      Ma réponse: Je souffre tous les jours et je suis tellement choqué par vos commentaires! Comment osez-vous dire que c’était le devoir de Marieke de “surmonter” ses terribles souffrances afin qu’elle puisse être “un enseignant”, et que ses accomplissements incroyables étaient “tout ce qu’elle avait” ?? Comme c’est condescendant, égoïste et cruel! Certaines personnes me disent que je suis “une inspiration” et elles sont tellement heureuses que je suis née (c’est-à-dire que mes parents n’ont pas eu d’avortement) parce que je leur améliore la vie! C’est au-delà de l’égoïsme! Et ma douleur? Ma vie? Pourquoi ai-je besoin de souffrir pour que VOUS puissiez vous sentir mieux dans votre vie? Donc, chaque fois que je souffre horriblement, je devrais me dire “oh allez mec, surmonte ça, arrête de te plaindre, c’est pour le plus grand bien” ??? En attendant, vous vivez votre vie heureuse, facile et sans douleur et vous vous sentez simplement “inspiré” par mon horrible douleur? Merci, c’est vraiment une vie merveilleuse que tu m’obliges à vivre! Il n’y a rien à “déchirer”. Marieke a vécu une vie incroyable malgré sa terrible douleur, et elle avait le droit de mettre fin à cette douleur, point final.

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  2. J’aime beaucoup ta réponse. Tu peux rajouter un “recommended”.
    Aux cours, samedi passé, nous traitions d’Alzheimer et une personne présente a annoncé qu’elle s’était inscrite à “Exit” afin de mettre fin à ses jours légalement si la maladie était déclarée chez elle, comme elle l’est à présent chez un membre de sa famille. Pour pouvoir bénéficier de “Exit”, tu dois être en pleine possession de tes facultés mentales donc la décision doit être prise avant que la démence prenne le dessus. Des gens se sont permis de juger cette personne alors que ceci ne les regarde absolument pas 😔.

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