c'est pas moi je l'jure!

les prénoms effacés

Je suis hyper nulle en prénoms et en visages. Je ne sais pas si c’est parce que je ne fais pas vraiment attention à ce qu’on me dit et ce que je vois, ou parce que je m’en fiche des gens, ou parce que j’ai quelques neurones de moins que la normale… Mais en gros, il me faut trois semaines pour arriver à me souvenir des prénoms de mes 25 étudiants (quand ils sont devant moi avec des cartes avec leurs prénoms devant eux en tout temps; sur zoom, j’ai carrément abandonné). Il me faut aussi des mois avant de reconnaître mes étudiants hors context (donc partout ailleurs que dans ma salle de classe ou mon centre d’aide aux étudiants), et il y a certaines personnes que je n’arriverai jamais à distinguer les unes des autres (par exemple deux étudiants blonds et grands). C’est catastrophique!

J’oublie aussi le prénom des gens que je ne vois plus, par exemple mes ex-collègues à Toronto, ou mes petits camarades de classe de doctorat.

Par exemple il y avait une fille un peu plus âgée que le reste des étudiants que j’aimais beaucoup, dans mon programme, et je me souviens seulement qu’elle avait une Subaru Outback verte et qu’elle habitait dans une maison avec un chouette jardin assez loin de l’université. On a passé quatre ans ensemble!

Il y avait aussi un couple très chouette, avec un mec Américain qui avait un nom à trois lettre, Sam, Tom, ou Bob, et sa femme était Thaïlandaise. On a aussi passé quatre ans ensemble, et ils étaient même dans la classe où tous les étudiants de linguistique appliquée (dont moi) ont tous triché ensemble pendant tout le semestre parce que la prof ne s’occupait que des étudiants de linguistique pure et nous donnait des exercises de phonologie beaucoup trop difficiles.

En Utah, je ne me souviens plus du nom d’un mec qui m’a demandée en mariage! Il était hyper sympa mais il passait sa vie devant les jeux vidéos et il n’avait jamais d’opinion, il me disait toujours “c’est comme tu veux!” et ça m’énervait! Je suis allée lui rendre visite dans le Missouri, à Kansas City, avec ma pas-encore-Américaine-de-frangine, pour la fête du 4 juillet, et c’est là que je lui ai dit que je ne voulais pas me marier. Ma frangine était d’accord avec moi qu’il était trop gentil pour moi!

Et puis j’ai eu une étudiante avec qui je suis devenue amie une fois que je n’étais plus sa prof. Elle était Coréenne, et je me souviens qu’on a passé beaucoup de temps ensemble. Elle a déménagé à Salt Lake après quelques mois pour aller étudier là-bas, et je n’ai malheureusement pas fait l’effort de garder le contact.

Il y avait aussi ce couple génial de profs qui bossaient dans la même école que moi. Il était Américain et elle était Néozélandaise. Chaque année, lui et moi passions le TOEFL, ce test d’anglais que nos étudiants devaient réussir pour être admis à l’université. Comme le test changeait un peu chaque année et qu’on devait enseigner à nos étudiants comment le réussir, ce type et moi le passions régulièrement, et j’avais systématiquement des meilleurs résultats que lui! On a gardé le contact pendant plusieurs années grâce aux conférences auxquelles on se rendait chaque année, et je suis même allée les voir à Hawaïï, quelques années après leur déménagement là-bas.

Tout ça pour vous dire que si on se croise dans la rue, vous et moi, chères lectrices et chers lecteurs, ne soyez pas vexés si je ne vous reconnais pas ou si je ne me souviens pas de votre prénom! Je suis un cas désespéré! Mortecouille!

Les gens qu’on aime #13: quelqu’un dont on ne se souvient plus du nom

23 comments

  1. mmechapeau

    Quand un ancien élève me salue, je lui demande son nom.
    Cela m’évite de devoir chercher son nom après l’avoir quitté et de de ne pas toujours y arriver. Le dernier en date se promenait sur le Ravel avec sa dame et ses deux petites filles. C’était Sylvain Dubois.
    Si vous connaissez pas le mot Ravel, voici un lien: https://ravel.wallonie.be/home.html
    Bien à vous.

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    • Hahah, moi, récemment, c’était deux étudiants que j’appelais tous les deux Eric parce que je ne savais jamais lequel était bien Eric et lequel était Jason. Ils savaient tous les deux qu’ils devaient répondre à mes appels d’un “Eric” 😆

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  2. Alors déjà, je suis distrait et rêveur, je peux fixer un individu et ne pas le voir ensuite pas du tout physionomiste hors contexte, les prénoms ce n’est pas difficile “Isabelle pour celles que j’aime et Pierre Jean pour les mecs, basta”
    Evidemment, ça à perturbé mes relations professionnelles, j’avoue qu’aujourd’hui je m’en tape si les hommes les filles qui comptent pour moi se chiffonnent parce qu’en les croisant je n’ai pas percuté… tant pis.

    Bleck

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    • Oh là, en effet, ça ne devait pas être du gâteau! J’ai enseigné un cours où il y avait 24 jeunes Chinois et un jeune Mexicain. Etrangement, après trois mois de cours, je n’arrivais toujours pas à distinguer entre eux ceux qui n’étaient pas Mexicains 😉

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  3. pour moi aussi, c’est pareil, lorsque je travaillais, et que je voyais un patient dont je ne me rappelais plus le nom, et ça arrivait tous les jours et avec presque tous, je leur demandais d’épeler leur nom (et ça les choquait surtout quand leur nom était simplissime😉)..c’était à l’époque ou il n’y avait ni ordi, ni RDV!
    #13 j’ai perdu pratiquement tous les prénoms des amies/amis que j’ai eu dans ma vie, pas par choix, mais par manque de mémoire..il y en a peu dont le prénom me revient instantanément, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui, LOL!😁
    voilà!
    bon samedi et des bises

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    • C’est très gênant professionnellement, hein 🙂 Quelqu’un m’a dit qu’il fallait immédiatement que je répète le nom de la personne. Du genre “moi c’est le Dr. CaSo, enchantée” “moi c’est David, enchanté” “bonjour DAVID, …”

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  4. @ 13 – Oh et bien là, c’est facile, je vais donc te parler de… … … de… ah, zut c’est trop bête… … je ne connais que lui… … … ah, oh non vraiment c’est ridicule… impossible, c’est quelqu’un dont j’ai oublié le nom !!

    Bleck

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  5. Geneviève

    Ishhh je dois être aussi nulle que toi ! On pourrait monter un club.
    Je me rappelle de quelques prénoms de mes copains-copines du primaire. Aucun du collège, une période que j’ai haïe — ceci explique sans doute cela. Quelques uns, mais très peu, de mes années lycée et prépa. Zéro de la fac, y’avait ce type qui avait bien trente ans et glandait en fac d’allemand “pour travailler dans un tour operator”, je ne comprenais pas ce que c’était et je n’allais sûrement pas lui demander tellement il était con. Il avait un copain horriblement lèche-cul avec les profs (et nul en classe par-dessus le marché) qui malheureusement correspondait au cliché débile qu’on se fait des Asiatiques.
    De mes différents boulots je me rappelle des visages. Mon premier stage : Marie-Thérèse et Bernard (tiens des prénoms !) qui étaient, elle, chiante comme la pluie, et lui sympa et rigolo mais travaillait dans un autre bureau. Le reste ? Un grand trou noir. Mon premier vrai job, je me rappelle les noms des personnes qui m’ont fait chier, mais pas de celles qui étaient sympa avec moi ! Le comble. Et puis de mon dernier boulot, ouhlà, des centaines de filles dont j’ai oublié le nom, tout simplement parce qu’elles se succédaient à un rythme plus ou moins rapide, étant stagiaires pour 3, 4, 6 mois maximum.

    Et le pire ? C’est que les gens se souviennent généralement très bien de moi ! Un jour, une fille est arrivée vers moi en me faisant de grands signes : “Geneviève ! Comment ça va ? Ça fait longtemps… blabla” Pour moi c’était une parfaite inconnue. Ça l’a beaucoup fait rigoler (heureusement).

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  6. Je veux bien faire partie du club aussi, moi aussi je suis nulle pour me rappeler des prénoms et des visages.

    Il y a quelque temps, une femme est venue me parler au supermarché. Je savais que je la connaissais, mais je n’arrivais pas du tout à savoir d’où… On a discuté un bon moment, elle m’a demandé si j’avais toujours des contacts avec une personne dont je n’ai pas compris le prénom… Elle avait l’air de parfaitement se souvenir de moi. C’est seulement une fois retournée à mes courses que j’ai eu un flash : on avait fait de la danse ensemble quelques années auparavant, et la personne dont elle me parlait était notre prof de danse, qui habitait dans mon village et dont le fils était en classe avec le mien 😉

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  7. wam

    #13: quelqu’un dont on ne se souvient plus du nom
    C’est curieux comme je peux m’attacher aux gens, sans que j’en identifie une raison particulière. Ou comme je peux me souvenir de personnes que je n’ai fait que croiser. Je me demande souvent ce qu’elles sont devenues.
    Il y a cette fille, lors d’un voyage au Laos, je crois. Je ne sais plus comment on avait sympathisé, lors d’un voyage en bus, j’imagine. On s’était mis d’accord pour partager la même chambre dans la guest house. Je me souviens d’une balade en vélo faite ensemble le long d’un fleuve ou une rivière (le Mékong ?). Elle avait arrêté ses études mais cherchait à reprendre et caressait l’idée de devenir institutrice. Pour le très peu que je la connaissais, je la voyais bien à ce poste. Je l’ai encouragée. Qu’est-elle devenue ?
    Ce mec, avec qui j’ai discuté sur le porche d’une guest house à Flores, en Indonésie. Je ne me souviens plus de grand-chose, si ce n’est qu’il avait l’air sympa et intéressant. J’aurais bien voulu le connaitre un peu plus.
    Ce couple d’Américains, ami de mon copain de l’époque, dans la Michigan ou le Minnesota, je ne sais plus. Ils vivaient ensemble sans être mariés, ce qui semblait être le comble du maximum du subversif, à l’époque, visiblement. Ca me laissait pantoise. On avait passé une journée ou un week end dans une petite maison au bord d’un étang. On s’était baigné. C’était cool. Aucune idée de ce que sont devenus ces gens, mon ex petit ami compris.
    Je repense aussi à ce couple qui avait bien voulu m’embaucher un été dans leur atelier de fabrication de filets de poisson et de conserve de poisson. L’atelier n’existe plus, je pense. J’espère qu’ils vont bien.

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  8. Jenny

    # 13 quelqu’un dont on ne se souvient plus du nom
    J’ai dû réfléchir pour ce sujet : à chaque fois que je me souvenais de quelqu’un de mon lointain passé, son nom me revenait !
    Finalement;, ce sont trois personnes dont j’ai oublié les noms, trois jeunes femmes que j’ai rencontrées en août 1999 lors d’un stage de randonnée UCPA dans mes Alpes. J’étais déprimée car mon copain m’avait quitté en juin après des vacances semi-désastreuses en Irlande. J’avais envie de recontrer des gens et éventuellement des hommes mais le stage VTT aurait été plus approprié ! En tout cas, grâce à ces trois jeunes femmes dont j’ai oublié le nom (mais dont j’ai une photo de groupe), j’ai passé une semaine très sympa, malgré la tendinite et la mauvaise nuit en refuge par 12°C (au départ, la nuit en refuge n’était pas prévue donc je n’avais pas l’équipement adapté pour dormir au chaud).

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