c'est pas moi je l'jure!

happy

“Regarde, Miss Penny, il neige tellement qu’ils ont carrément arrêté de passer l’aspirateur!” On dirait que mon mal de crâne ne s’améliore pas! (Je parlais bien sûr des nombreuses et énormes déneigeuses qui passent et repassent sur le parking du mall en face de chez moi dès qu’il y a 1 millimètre de neige, en faisant vroum vroum, bip bip bip bip bip bip bip bip bip, vroum vroum, bip bip bip bip bip bip bip bip bip bip…” nuit et jour.)

Ca y est, après dix jours de travail acharné, j’ai envoyé aujourd’hui un email annonçant mon projet à tous les profs et étudiants et personnel de la FAK, un bel email dans les deux langues (voir ci-dessous) et qui est arrivé dans un format abominable et à peine lisible dans la boîte courriel de milliers de personnes! (Eh oui, j’avais écrit l’original sur un Google doc parce que 20 personnes devaient le vérifier, et le copier-coller dans l’email m’a tué!) Personne ne m’a fait de commentaires, mais plusieurs personnes m’ont écrit pour me dire “excellente idée!” avec mon email sous leur message et… ben… disons que les emails et moi on ne s’aime plus beaucoup!

Pourtant j’avais travaillé sans relâche sur mon nouveau projet. J’ai une employée francophone qui m’a traduit la page principale du truc, ce qui était énorme, et puis j’ai demandé de l’aide à la folle du bilinguisme pour traduire l’email que j’allais envoyer à tout le monde (voir ci-dessus) et le contenu du poster. Elle m’a dit “OK, ça va vous coûter $71 de l’heure plus $50 si c’est urgent, sinon ça prend une semaine!” Je lui ai dit “over my dead body, je le ferai moi-même!” et… elle a dit OK!!! Normalement, toutes les traductions de textes publics doivent passer par elle, mais là, elle se sentait peut-être un peu coupable de m’avoir fait chier il y a quelques semaines, et elle a dit OK! J’en étais sur le cul! Donc lui demander “de l’aide” a pour une fois été utile puisque ça m’a permi de faire le boulot moi-même, gratuitement, et sans me sentir coupable ou terrorisée par de possibles représailles!

Ensuite, Albert m’a demandé ce que j’allais faire si quelqu’un envoyait une histoire horrible, du genre “quelqu’un m’a violée” ou “je ne veux plus vivre” ou “la FAK c’est de la merde!” ou “ce type est un salopard!” Après trois jours de discussions avec JAG et une psy et les aumôniers, on a trouvé une façon de dire aux gens qu’ils étaient libres d’écrire ce qu’ils voulaient, du moment que leur texte avait “été complété conformément aux pratiques inclusives et aux principes éthiques du Canada et du Ministère de la Défense Nationale.” Et “la coordinatrice de l’événement se réserve le droit de contacter les auteurs pour consultation éditoriale.”

Je fais des efforts pour “travailler en équipe,” mais ça crée pas mal de problèmes aussi. Par exemple, notre “artiste en résidence” avait écrit une très jolie introduction au concours, et une de mes employées a décidé de “corriger” le texte d’instructions et règlements du concours (trois pages) et a entièrement remanié ce que le type avait écrit (et tout le reste aussi), alors que je lui avais dit de m’envoyer sa liste de changements proposés et que j’allais les faire moi-même! (Heureusement que Google doc sauvegarde toutes les versions des documents, sinon j’aurais tout perdu!) Elle devait aussi développer une “rubrique” pour les membres du jury, et je lui ai envoyé un exemple de ce que je souhaitais, mais elle n’a visiblement pas compris mes instructions et a, en revenche, complètement démoli tout le travail que j’avais déjà fait.

Je respire, je respire!

Mortecouille!

18 comments

  1. La zia

    Ah oui, le travail en équipe ! Surtout au niveau rédactionnel….= « Faire et défaire c’est toujours travailler mais ce n’est guère avancer » Que de crises ..

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  2. NESTOR

    La clé du travail d’équipe est d’apprendre un rôle, d’accepter un rôle et de s’efforcer de devenir excellent en le jouant. Mais bon….. tout le monde n’est pas bon acteur !
    Gaby te conseille d’aller à la rencontre des fabuleuses jumelles , les soeurs Quíes ! Elles sont un peu rondes , souples et le vrai plus , efficaces . Elles t’envelloperont dans une bulle de silence pour une nuit calme , réparatrice et fabuleuse.
    CINABRE

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  3. Durant mes études, il fallait toujours faire des travaux de groupe, ce que je déteste. Une fois que tu as trouvé les personnes qui travaillent comme toi, c’est parfait. En revanche, quand le groupe est imposé, c’est un cauchemar. Du coup, je comprends très bien tes difficultés.

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  4. Magali

    Je doute que tu trouves quelqu’un qui ait une expérience de travail en groupe positive.
    Pour moi cela a toujours été l’horreur et je constate que c’est largement partagé.

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    • Je travaille bien avec certaines personnes, surtout si ce n’est pas à moi de prendre les décisions, mais là, c’est l’enfer. Enfin, c’est terminé pour quelques semaines. Pour la suite, il va falloir que je pense mieux à l’organisation du bidule sinon je vais me flinguer!

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  5. catandfivecats

    j’ai toujours préféré travailler seule de mon côté, alors je te comprends😉bon courage pour la suite, tu vas avoir besoin d’énergie! mais je suis sûre que ton concours débouchera sur une très belle oeuvre “collective” 😊
    bon jeudi bises

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  6. “Happy” est une chanson qui me rappelle d’agréables souvenirs et me met de bonne humeur (et c’est aussi la musique d’attente quand j’appelle mon avocat…)
    Il semblerait que le travail en équipe soit un peu compliqué, et que tu en restes à l’adage selon lequel on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Avis que je partage souvent…

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  7. Isabelle

    J’ai connu le pire et le meilleur( pendant une année seulement dans une radio FM à ses débuts ) du travail en équipe. Depuis 22 ans je travaille seule et cela me convient très bien.
    Il y a des travaux près de chez moi et je subis le bruit également, mais heureusement pas la nuit.

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  8. Travailler en équipe, pourquoi donc s’infliger tant de douleurs… tu vois là, je suis devant mon petit ordinateur si je tourne la tête très légèrement sur la gauche je peux voir deux poules qui se disputent un asticot sur l’herbe encore blanc-gelée et puis au-dessus d’une haie de Cyprès le soleil darde et nous pouvons apercevoir la neige sur les pyrénées Ariégeoise…
    Je croix que je vais me resservir un café brûlant, je t’embrasse.

    Bleck

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