c'est pas moi je l'jure!

aux livres de chevet…

Attention, miracle, j’ai lu un nouveau bouquin écrit en français par un auteur français, malgré l’expérience désastreuse de ma dernière tentative!

Eh oui, cette fois-ci, j’ai fait un truc que je n’avais jamais fait auparavant: j’ai fait confiance à mes frangines et lu un bouquin suggéré par ma frangine allemande, et un bouquin suggéré par ma frangine américaine (pour ne faire aucune jalouse)!

Mais d’abord, j’ai lu un truc assez spécial: “The Forgers,” par Bradford Morrow. J’ai débarqué dans le monde inconnu des faussaires de livres et manuscripts écrits par des auteurs célèbres, et c’était fascinant! Mais j’avais un peu de mal avec le style d’écriture du bouquin (et du narrateur) qui était très sophistiqué et littéraire, presque pédant. C’est à ce moment-là que j’ai aidé plusieurs étudiants (par le plus grand des hasards!) à écrire un devoir dont l’intitulé était “Le sujet appelle la forme.” Ces étudiants devaient analyser “En attendant Godot,” “La vie devant soi,” et “La part de l’autre” pour démontrer que le sujet appelle la forme. Moi qui suis très particulièrement anti-analyse-de-texte, j’ai eu la malchance de tomber sur un premier étudiant qui ne comprenait absolument pas le sujet et qui n’a donc pas pu m’aider à le comprendre non plus! J’ai donc inventé deux-trois idées après m’être enquis des thèmes principaux de “La vie devant soi,” et de “La part de l’autre” que j’ai peut-être lus une fois dans ma vie mais dont je ne me souvenais absolument plus. A mon immense soulagement, les étudiants que j’ai aidés ensuite ont confirmé que je n’avais pas complètement foiré avec le premier étudiant, et c’est là que je me suis rendue compte que le bouquins que MOI j’étais en train de lire, “The Forgers,” pouvait être analysé de la même façon: le sujet (les livres, la littérature, les intellectuels) avait appelé la forme de l’écriture (sophistiquée et hyper littéraire). Hah! C’était bien la première fois qu’une analyse de texte (très sommaire, on est d’accord) m’aidait à mieux apprécier un bouquin!

Ensuite, après avoir écouté “Two For the Dough” de Janet Evanovich, toujours aussi sympa, j’ai fait confiance à ma frangine allemande et commencé “The Last Runaway,” par Tracy Chavalier. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours pensé que ma frangine allemande et moi ne pouvions pas avoir les mêmes goûts. Là, je suis tombée dans l’histoire très touchante et captivante d’une jeune Quaker anglaise qui débarque en Ohio en 1850. J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire difficile mais pas déprimante qui m’a rappelé la série des livres de la Petite maison dans la prairie” de mon enfance, avec ces immigrants qui vont toujours plus “vers l’ouest” et qui vivent dans des conditions terriblement rudes dans ce pays encore pratiquement vide et inconnu. Franchement, je vous recommande ce bouquin!

Et puis comme ça, ma frangine américaine m’a recommandé “Le liseur du 6h27,” de Jean-Paul Didierlaurent, et c’était parfait, mignon et cucul, drôle (et un peu sexiste aussi) et court, exactement ce qu’il me fallait!

Merci les frangines 🙂 (J’ai pas demandé de recommandation à mon frangin, il me recommanderait probablement du Bourdieu.)

25 comments

  1. CINABRE

    D’horribles rumeurs circulaient sur cet asile mais personne n’avait encore réussi à réunir des preuves assez concrètes. Nellie prend alors une décision radicale, se faire interner comme patiente durant 10 jours pour en savoir plus. Pendant son séjour, Nellie vit une véritable horreur ! L’établissement est sordide, plein de rats et le personnel maltraite les patients de multiples manières. Aucun moyen n’est mis en place pour soigner les patients qui pour certains n’ont rien à faire là.

    Nellie peine à sortir de l’asile et son employeur doit menacer la direction pour qu’elle puisse être libérée. A sa sortie, la journaliste écrit 10 jours dans un asile. Son témoignage suscite l’indignation et pousse le gouvernement à ouvrir une enquête dans l’institut. Rapidement grâce à elle, les choses ont finalement changé.

    Je viens de terminer l’histoire de Nellie Bly . Extra -ordinaire !!!

    Je viens d’entamer “la dame à la lampe ” de Gilbert Sinoué . Elle a créé le métier moderne d’infirmière.
    Bourdieu ?? Pourquoi pas ??

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  2. Mésange charbonnière, cardinal, moineau, troglodyte (mignon), un pic trop petit… Il y a trop d’oiseaux que je n’identifie pas, sur ton puzzle.
    Je suis en train de lire L’Historiographe du royaume, de Maël Renouard. Le niveau de langue est plutôt élevé, et il y a des allusions historiques (à la période de la décolonisation du Maghreb); une lecture un peu intellectuelle, mais agréable.

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    • Je suis sûre qu’ils ont inventé des oiseaux rien que pour pouvoir mettre n’importe quelles couleurs ensemble, sinon ça aurait été trop facile avec une pie ou un aigle. Là, il y a pratiquement toutes les couleurs dans chaque oiseau, c’était fort pénible 😆

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  3. La zia

    « Le pouvoir du chien » mais zut ! C’est un livre anglais.
    Sinon en français « la femme de l’Allemand » de Marie Sizun qui se déroule à Paris et qui fait découvrir une conséquence de la grande Histoire dans l’histoire d’une femme et de sa fille. Style dicté par l’urgence pour la fille de grandir et se construire aux côtés d’une mère qui perd la raison. Émotions garanties, court, intense et haletant.

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  4. Bibigeneve

    Très beau puzzle et tout à fait d’actualité. Je lis énormément, et de tout, mais après un livre “prise de tête” un “feel good” pour une lecture plus légère. Et de la BD aussi.

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  5. catandfivecats

    Ton puzzle serait très à son aise dans le petit cottage très british de ma fille, qu’elle et son chéri retapent près d’Oxford, il est vraiment tout mimi! ces oiseaux semblent vivre en bonne intelligence, c’est très bucolique😊
    En ce moment, je lis pour me délasser les aventures de Stéphanie Plum (que j’ai connu grâce à une de tes lectrices, je ne sais plus qui🤔) et je trouve que cette Stéphanie vit vraiment sous la plume (c’est le cas de le dire) de Janet Evanovitch (c’est très marrant). J’ai d’autres livres sous la main, le Goncourt et le dernier de Amélie Nothomb, à réserver pour des soirées au coin du feu LOL
    Explication de texte, br..rien que de lire ça, j’en ai la chair de poule, pas ma tasse de thé, courage😁
    Bon mercredi bises

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  6. Magali

    Ma fille était une acharnée des puzzles qu’elle faisait à une vitesse impressionnante. A force de chercher les plus compliqués et les plus grands, rares sur le marché, je lui en ai commandé aux USA, des « infaisables » très originaux.
    Il te faudra bientôt te convertir 😉
    Question lecture, je traverse une période BD sociales (immigration, nation premières, j’accuse inspiré de s’aplatît…) et un retour sur les polars noirs américains, Chandler et autres de ses contemporains. J’ai même découvert un auteur irlandais actuel, Ken Bruen, qui reprend les codes : chapitres courts, style épuré à l’extrême, logique fragile et surtout pas de question en suspens pour justifier un roman suivant. Une veine série noire, moins de 250 pages ; un bel exemple du sujet qui appelle la forme.
    Je n’ai jamais pu dépasser 10 pages de Proust, quoique suffisantes pour nommer mon premier amour de scottish Swann, et 20 lignes d’en attendant Godot.
    Tu ne ménages pas tes futurs militaires !

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  7. Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à lire Janet Ivanovitch quand j’ai besoin de me nettoyer un peu la tête… et je fais miennes les droits du lecteur ( ça s’appelait autrement mais je ne me souviens plus) de Daniel Pennac, notamment le droit de lire n’importe quoi

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